Mille possibilités de bourses d'études de spécialisation ou de recherches, de stages et de formation complémentaire s'offrent aux jeunes diplômés de l'enseignement supérieur. Une fois leur diplôme en poche, nombre d'entre eux éprouvent le besoin de suivre une formation complémentaire ou une spécialisation. D'autres désirent prendre un peu de recul avant d'entrer pleinement dans la vie professionnelle. Ils ont l'embarras du choix.
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Mille possibilités de bourses d'études de spécialisation ou de recherches, de stages et de formation complémentaire s'offrent aux jeunes diplômés de l'enseignement supérieur. Une fois leur diplôme en poche, nombre d'entre eux éprouvent le besoin de suivre une formation complémentaire ou une spécialisation. D'autres désirent prendre un peu de recul avant d'entrer pleinement dans la vie professionnelle. Ils ont l'embarras du choix.Une multitude de bourses d'études destinées à suivre des cours postuniversitaires de spécialisation, à effectuer des travaux de recherche ou à parfaire une formation artistique sont à la disposition des diplômés de l'enseignement supérieur. Les durées sont variables. La plupart de ces bourses sont gérées par le Commissariat général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique (CGRI). Comme c'est le cas pour Erasmus, les dossiers doivent généralement être introduits auprès du Commissariat par l'institution universitaire. La sélection des boursiers exige un certain temps. Il est donc indispensable que les demandes soient formulées au CGRI au plus tard le 1er décembre de l'année précédant l'année académique pour laquelle une bourse est sollicitée. Autre voie possible: les masters et autres MBA (master in business administration). Certains existent en Belgique (le MBA, dispensé en anglais, de l'Ecople de commerce Solvay est très réputé), mais beaucoup d'étudiants issus des filières économiques et commerciales vont suivre ces formations en management à l'étranger et essentiellement en France ou aux Etats-Unis. Les MBA sont de qualité très inégale et il convient donc de bien se renseigner sur la formation , car tous, des meilleurs aux moins bons, sont extrêmement coûteux. Les droits d'inscription varient de 29 750 euros à 49 550 euros. Certains spécialistes de l'orientation estiment que les MBA sont plus profitables après quelques années d'expérience en entreprise: "Ma candidature a été retenue par une importante firme de consultance, raconte Xavier. Le directeur des ressources humaines m'a suggéré d'attendre d'avoir un peu d'expérience avant de me lancer dans un MBA." Désireux de se former de manière plus pointue avant de commencer à travailler, avide de voyages, l'étudiant qui termine une licence en sciences commerciales et consulaires a pourtant choisi de suivre un MBA sans attendre. "J'ai cherché une formule partout dans le monde et je l'ai trouvée en traversant la rue, raconte-t-il. J'ai en effet opté pour la maîtrise en management interculturel (MIME) organisée par l'ICHEC. J'ai postulé sans me faire trop d'illusions, car seules dix candidatures sont acceptées par session. J'ai été sélectionné. Cette formation va me donner les outils pour mieux comprendre la société et affiner les connaissances générales acquises durant ma licence. Et je vais voyager!" Qui dit management interculturel dit, en effet, plongée dans différents milieux. La formation comprend donc un stage dans une entreprise internationale, au choix de l'étudiant. "La firme de consultance à un siège à Singapour. Comme j'ai choisi l'orientation interculturelle "Asie", cette destination m'intéresse. Et la firme va appuyer ma candidature pour un stage là-bas." Tout bénéfice pour l'étudiant et pour le futur employeur. Les étudiants frais émoulus ne sont pas les seuls concernés par les spécialisations. L'Europe veut promouvoir l'apprentissage tout au long de la vie. Elle a donc créé, au sein du programme Socrates, différentes opportunités d'études pour les adultes déjà engagés dans la vie professionnelle. Ainsi la filière Grundtvig s'adresse à tous les adultes qui souhaitent acquérir des connaissances - notamment linguistiques -- par le biais de l'enseignement traditionnel ou informel. Cela ouvre diverses possibilités. Des bourses de perfectionnement à l'étranger sont accessibles aux enseignants via cette filière. Les enseignants, d'ailleurs, sont particulièrement gâtés: Comenius propose des expériences transnationales de formation initiale et continuée aux enseignants du fondamental et du secondaire et Erasmus offre des perfectionnements spéciaux pour les professeurs de l'enseignement supérieur. Toutes ces actions sont soutenues par Lingua, qui organise des formules intensives d'apprentissage des langues. Quant aux responsables de la formation professionnelle, ils trouveront leur bonheur au sein du programme Leonardo da Vinci ( lire en page 27). A.M.P.