Monsieur Flahaut (NDLR: interviewé dans Le Vif/L'Express du 1er octobre) a probablement raison sur beaucoup de points mais l'un des plus importants n'est pas abordé. Le découplage des élus, nommés par le parti, par rapport aux électeurs. Ce sont les partis qui choisissen...

Monsieur Flahaut (NDLR: interviewé dans Le Vif/L'Express du 1er octobre) a probablement raison sur beaucoup de points mais l'un des plus importants n'est pas abordé. Le découplage des élus, nommés par le parti, par rapport aux électeurs. Ce sont les partis qui choisissent ceux qui exerceront une fonction ministérielle, ce qui semble les immuniser de la sanction de l'électeur. Il y a peu de temps, j'ai été assez surpris d'entendre une élue socialiste dire à la radio qu'elle ne se sentait redevable qu'envers son président de parti. Incroyable à entendre dans une démocratie! Et cela met de l'eau au moulin des économistes qui ont déclaré, il y a peu de temps, que le monde politique prenait les citoyens pour de doux imbéciles. Pour le citoyen lambda, cela doit être étonnant de voir un Christophe Collignon envoyé à Namur (NDLR: soit au gouvernement de la Région wallonne) alors qu'il n'avait remporté "que" 2 198 voix en 2018. D'autres socialistes avaient fait mieux que lui, me semble-t-il. Mais le parti a choisi! Une "popote" interne habituelle au PS, mais sans doute dans d'autres partis également. Des renvois d'ascenseurs souvent loin des résultats électoraux et qui font ronronner le monde politique sur une autre planète. Les seuls qui sanctionnent en première instance, sauf grosses fautes, ce sont les présidents de parti, pas les électeurs.