La tempête semblait diabolique et les verres d'eau bien trop petits. On avait beau refermer encore et encore la porte sur la pluie qui arrosait le Geyser (et seulement lui), l'eau montait dans le café, drainant des déchets plastiques des quatre coins de la ville, ainsi qu'une foule de soiffards agitée : des familles excursionnistes, des gens sans le sou, des habitués, des rupins radins, bref, toute la panoplie de clients avides de carafes gratuites, en cette trouble époque où l'eau des cafés faisait des vagues à n'en plus finir, dans l'Horeca.
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