Le monde virtuel des cryptomonnaies évolue au rythme des caprices des émissions de téléréalité, quand Elon Musk crève la bulle du dogecoin d'une réplique. Par un changement de pas inattendu et imprévisible, en refusant que ses voitures s...

Le monde virtuel des cryptomonnaies évolue au rythme des caprices des émissions de téléréalité, quand Elon Musk crève la bulle du dogecoin d'une réplique. Par un changement de pas inattendu et imprévisible, en refusant que ses voitures soient dorénavant payées en bitcoins, c'est au tour de celle-là de vaciller, jusqu'à ce qu'il annonce qu'il... s'en occupe. Reste qu'on peut légitimement s'effrayer de l'impact que peut avoir un mot dans une émission de télévision ou un tweet sur le cours du monde et de son économie réels. Aujourd'hui et plus encore demain. Ainsi, plus que jamais, nous dépendrions littéralement d'un deus ex machina, et notre avenir, de son pouce sur un clavier, nous ramenant à la Rome antique ou le pouce baissé de l'empereur signifiait la mort du gladiateur-esclave. De quoi s'interroger sur l'obsolescence de nos modèles de société, sur l'avenir réel de la démocratie et notre état de citoyen. Reste qu'on découvre à la faveur de ce sursaut personnel une réalité qui interpelle: le bitcoin consomme près de deux fois plus d'électricité que la Belgique, et les datacenters du monde, 2,5 fois plus... Décidément, que pouvons-nous encore sur le cours des choses?