L'âge et quelques probables "comorbidités" me classent, me dit-on, parmi les personnes à risque, particulièrement vulnérables au coronavirus. J'en prends bonne note. Ce statut peu enviable m'offre toutefois une liberté d'expression dont on prive aujourd'hui les plus jeunes. Leur moindre écart et leur moindre critique des mesures sanitaires imposées par les autorités, sur a...

L'âge et quelques probables "comorbidités" me classent, me dit-on, parmi les personnes à risque, particulièrement vulnérables au coronavirus. J'en prends bonne note. Ce statut peu enviable m'offre toutefois une liberté d'expression dont on prive aujourd'hui les plus jeunes. Leur moindre écart et leur moindre critique des mesures sanitaires imposées par les autorités, sur avis des experts et sous le contrôle vigilant des services de police, sont très vite taxés d'incivisme, d'égoïsme [...]. La culpabilisation du citoyen, surtout des plus jeunes, paradoxalement jugés irresponsables et fêtards invétérés, atteint des sommets rarement égalés. Les médias rabâchent à longueur de journée des affirmations péremptoires quant à l'impérieuse nécessité du respect strict des règles sanitaires (variables avec le temps, parfois incohérentes, parfois incompréhensibles, parfois inapplicables, toujours liberticides), seule et unique méthode pour lutter contre la pandémie. Il en résulte une catastrophe économique, culturelle et sociale sans précédent (sauf en période de guerre) dont les plus jeunes sont et seront longtemps les principales victimes. Mon statut de "personne vulnérable" me permet de suggérer une autre solution: arrêtons les conneries! Laissons vivre les vivants! Et investissons massivement dans l'enseignement, dans les soins de santé, dans les infrastructures hospitalières, dans l'encadrement des homes pour personnes âgées et, surtout, dans le personnel qui doit être plus nombreux, bien formé et correctement rémunéré pour le travail fourni. Il n'est peut-être pas trop tard! Quoi qu'il en soit, ça permettra de mieux soigner ceux qui sont vraiment malades et ça reviendra beaucoup moins cher que le gouffre financier dans lequel nous plonge aujourd'hui les confinements, déconfinements, gestes barrières, couvre-feux et autres improvisations autoritaires.