A force d'exercer la fonction, le mandat... l'homme politique mélange sa personne et la fonction. Il devient la fonction et, à la longue, il finit par croire, et par vendre, l'idée que ce qui est bon pour lui est bon pour la population. ...

A force d'exercer la fonction, le mandat... l'homme politique mélange sa personne et la fonction. Il devient la fonction et, à la longue, il finit par croire, et par vendre, l'idée que ce qui est bon pour lui est bon pour la population. L'omnipotent patron de Publifin en est la triste caricature. Mais, avec lui, toutes les personnes porteuses de mandats, celles qui auraient dû l'arrêter. Elles étaient elles-mêmes dans la confusion et peut-être même pensaient qu'elles pourraient bénéficier de quelques retombées de la " folie " du premier. En tout cas, ces personnes " aveugles " ont trahi leurs responsabilités, elles étaient, elles aussi, dans des durées de mandat qui font de ce service un métier. Un goût amer reste dans la conscience des citoyens. Quoique peut-être pourrais-je tirer quelques bénéfices à mon tour d'avoir " mon élu " en bonne place. Alors oui, on a besoin de citoyens qui exercent des investigations, des " contrôles démocratiques " comme Cumuleo et autres groupes citoyens qui tentent de sauver, s'il en est encore temps, une éthique de gouvernance qui pose " le politique " en serviteur de la population, et pas en CEO en quête d'augmenter son actionnariat.