Les propriétaires ont chargé l'architecte de transformer l'une des granges vides et la porcherie voisine, situées à côté du corps de logis principal, en un espace où la propriétaire pourrait installer ses infrastructures de bien-être et santé. Inoccupé depuis trente ans au moins, l'ensemble accusait un état de vétusté avancé. L'objectif était de transformer ces bâtiments sans pour autant qu'ils ne se démarquent, par la suite, du reste de la propriété. Ils devaient, de surcroît, satisfaire aux exigenc...

Les propriétaires ont chargé l'architecte de transformer l'une des granges vides et la porcherie voisine, situées à côté du corps de logis principal, en un espace où la propriétaire pourrait installer ses infrastructures de bien-être et santé. Inoccupé depuis trente ans au moins, l'ensemble accusait un état de vétusté avancé. L'objectif était de transformer ces bâtiments sans pour autant qu'ils ne se démarquent, par la suite, du reste de la propriété. Ils devaient, de surcroît, satisfaire aux exigences de confort moderne, d'isolation et de durabilité. Avant de répondre aux souhaits des maîtres d'ouvrage, l'architecte a d'abord procédé à une analyse détaillée du bâtiment. Sa méthode de travail lui a permis de pérenniser l'âme du bâtiment. En outre, cette philosophie de la rénovation s'est avérée bien plus douce pour le budget qu'une transformation radicale des anciens bâtiments. Le sel imprégnant les murs constituait le plus gros problème de cette rénovation à mener à bien. Le bâtiment avait en effet longtemps servi de porcherie. Pour ne pas rompre l'harmonie avec les autres bâtiments, il était toutefois exclu d'apporter la moindre modification à la façade extérieure. La solution devait donc provenir de l'intérieur. L'isolation acoustique était aussi un aspect particulièrement sensible de cette rénovation, les volumes étant destinés à la santé et au bien-être avec, notamment, l'installation d'un espace de relaxation. Il fallait ainsi neutraliser les vibrations très perceptibles des voitures circulant sur la chaussée voisine, fort fréquentée. Pour transformer l'étage disponible en espace didactique tout en conservant le plafond du rez-de-chaussée, il fallait se résoudre à soutenir celui-ci. L'architecte a réalisé cela en intégrant toilettes, escalier, hall d'entrée, réception et bibliothèque dans la zone centrale. Divers murs de séparation ont été érigés, soutenant du même coup le plafond. Les ouvertures des fenêtres ont été percées de façon à obtenir certains effets, sans rechercher d'alignement. Certaines s'ouvrent, d'autres pas. Les premières sont tournées vers l'intérieur des locaux de vie, tandis que les autres sont projetées vers l'extérieur. En effet, la propriétaire avait placé la luminosité en tête de sa liste de desiderata. L'architecte a comblé ce souhait de manière remarquable. Architecte : Thierry Ferferswww.woningkijken.be Découvrez l'intégralité de ce reportage dans le magazine Je vais construire de mars, en vente chez votre libraire. www.jevaisconstruire.beagnes mus