Marianne Thyssen (CD&V, photo), commissaire européenne à l'Emploi, s'est insurgée, dans Le Parisien, contre la " clause Molière " qui oblige, dans certaines régions de France, les personnels du BTP (bâtime...

Marianne Thyssen (CD&V, photo), commissaire européenne à l'Emploi, s'est insurgée, dans Le Parisien, contre la " clause Molière " qui oblige, dans certaines régions de France, les personnels du BTP (bâtiment et travaux publics) à parler le français sur les chantiers publics. Motifs affichés : la sécurité et une meilleure communication entre les intervenants. Enjeu caché de la mesure, selon ses détracteurs : freiner l'accès des chantiers aux travailleurs détachés (polonais, etc.). Pour Marianne Thyssen, " ce n'est pas par un repli sur soi que l'on peut régler les problèmes de l'emploi. Imaginez que, demain, on oblige les Français qui veulent décrocher de gros marchés publics en Allemagne ou aux Pays-Bas à parler allemand ou néerlandais ! " C'est pourtant, peu ou prou, ce type de mesure que la Flandre (et la Wallonie, avec moins de rigueur) impose(nt) dans les contacts employeur/travailleurs des firmes privées installées sur son (leur) sol. Au nom de la sécurité et d'une meilleure communication, également. M. L.