Comme levif.be l'évoquait, le 7 mai dernier, lors de l'inculpation d'Armand De Decker, l'ancien secrétaire général de l'Elysée et ancien ministre de l'Intérieur, Claude Guéant (photo), a bien été entendu par les enquêteurs français dans le cadre du Kazakhgate. L'info a été confirmée ...

Comme levif.be l'évoquait, le 7 mai dernier, lors de l'inculpation d'Armand De Decker, l'ancien secrétaire général de l'Elysée et ancien ministre de l'Intérieur, Claude Guéant (photo), a bien été entendu par les enquêteurs français dans le cadre du Kazakhgate. L'info a été confirmée par Le Journal du dimanche. Ce sont les policiers de l'OCLCIFF (Office central contre la corruption et les infractions financières et fiscales) qui l'ont interrogé. Placé en garde à vue, le proche collaborateur de Nicolas Sarkozy a été remis en liberté. Mais il pourrait bientôt être à nouveau convoqué par les juges Aude Buresi et Serge Tournaire. Lesquels ont repris, avec poigne, le dossier en France. Ils pourraient alors mettre en examen celui qui, devant la commission d'enquête parlementaire belge, a reconnu avoir chargé une cellule spéciale d'aider l'oligarque Patokh Chodiev à sortir du bourbier judiciaire Tractebel, en 2011. Juste avant l'audition parlementaire de Guéant, le 3 mai 2017, Le Vif/L'Express avait publié une note manuscrite dans laquelle l'ancien ministre français disait avoir eu Armand De Decker au téléphone pour le remercier pour son " magnifique travail qui ne peut que servir les intérêts de la France ". Guéant n'avait nullement nié être l'auteur de ce bristol éloquent. L'étau judiciaire se resserre donc autour du bras droit de Sarkozy, ce qui pourrait donner du grain à moudre pour l'enquête belge.