Pour développer une activité industrielle, il faut réunir, en gros, quatre éléments : de l'énergie, des matières premières, du matériel et de la main-d'oeuvre. Chez nous, les deux premiers éléments sont épuisés, le troisième, lié à l'argent, se déplace où les autres sont réunis. Il ne nous reste donc que la main-d'oeuvre comme seul...

Pour développer une activité industrielle, il faut réunir, en gros, quatre éléments : de l'énergie, des matières premières, du matériel et de la main-d'oeuvre. Chez nous, les deux premiers éléments sont épuisés, le troisième, lié à l'argent, se déplace où les autres sont réunis. Il ne nous reste donc que la main-d'oeuvre comme seule source de richesse et d'amélioration de notre niveau de vie. Heureusement, celle dont nous disposons est de qualité, mais nos politiques et les syndicats ont organisé une société dans laquelle elle est devenue hors de prix et tous les jours un peu plus inaccessible pour la majorité de nos concitoyens. Même ceux qui ont un métier bien rémunéré prestent de moins en moins d'heures, mais sont obligés de passer dans des magasins spécialisés pour acheter les fournitures qui leur permettront de procéder, chez eux, à des travaux de peinture, plomberie, électricité, maçonnerie, menuiserie, etc. Ils devront exécuter ces travaux sans formation spécifique, souvent sans le matériel adéquat et sans respecter les normes de sécurité. On ne peut redistribuer que ce qui a été produit. Ne serait-il donc pas souhaitable de mettre sur le marché des heures d'ouvrier qualifié et rendre ces heures abordables en diminuant leur coût, quitte à prester plus d'heures au travail et respecter l'adage " A chacun son métier et les vaches seront bien gardées ". On pourrait peut-être aussi arriver de la sorte à freiner cette " course " à l'augmentation des prix qui, certes, permet à l'Etat d'éponger ses dettes, mais ronge l'épargne des moins nantis et n'assure certainement pas la distribution de services ni de biens de consommation de qualité.