La demeure date de 1930. " C'est un exemple typique d'architecture de façade, nous confie Yannick Baeyens. La façade côté rue est superbement réalisée, mais l'intérieur et la façade arrière ont été traités de manière désinvolte. " En raison des nombreux changements d'affectation et des adaptations qui s'en sont suivies, il ne restait d'ailleurs quasiment rien de valable dans la maison. La façade a donc été préservée, mais elle a fait l'objet d'un bon nettoyage et d'un nouveau rejointoiement. A l'intérieur, par contre, seul l'escalier valait encore la peine d'être co...

La demeure date de 1930. " C'est un exemple typique d'architecture de façade, nous confie Yannick Baeyens. La façade côté rue est superbement réalisée, mais l'intérieur et la façade arrière ont été traités de manière désinvolte. " En raison des nombreux changements d'affectation et des adaptations qui s'en sont suivies, il ne restait d'ailleurs quasiment rien de valable dans la maison. La façade a donc été préservée, mais elle a fait l'objet d'un bon nettoyage et d'un nouveau rejointoiement. A l'intérieur, par contre, seul l'escalier valait encore la peine d'être conservé. Il a été bichonné par les nouveaux occupants pour offrir un splendide contraste avec l'intérieur contemporain qu'ils ont développé dans la bâtisse. Malgré une rénovation assez lourde, il s'agissait pour les architectes d'une entreprise financièrement intéressante. Le prix des terrains était trop élevé pour une nouvelle construction, surtout à Gand, où ils rêvaient de s'établir. Comme les concepteurs voulaient mettre la main à la pâte, les travaux de rénovation ont duré plus de deux ans, mais cela leur importait peu. Côté rue, la bâtisse a toujours servi d'habitation. Mais à l'arrière, il y avait un entrepôt qui abritait autrefois une petite usine de torréfaction. Le seul espace extérieur était une courette minuscule. Le duo d'architectes a rasé l'entrepôt et créé un joli jardin de ville orienté au sud. La salle de bains, qui se trouvait au premier étage de l'entrepôt, a disparu pour laisser place à une terrasse de toit, reliée au jardin par un escalier extérieur en acier. Cet escalier est en quelque sorte coincé entre le bureau et une cloison en lamelles de bois qui habille partiellement la façade latérale de la nouvelle extension, se transforme en paroi semi-transparente, pour terminer en élément flottant au-dessus d'une pièce d'eau. La paroi sert de rambarde pour la terrasse de toit et crée différentes atmosphères sur une surface relativement petite. La construction d'un étage supplémentaire sur le toit plat de la bâtisse principale représente une autre intervention relativement lourde. Depuis la rue, le nouveau volume est à peine visible parce qu'il se développe en retrait par rapport à la façade avant. À l'arrière, il présente un léger encorbellement. Comme l'intervention est restée discrète, le service des Monuments et Sites ne s'y est pas opposé. " Comme il s'agit d'une demeure ancienne et qu'il nous était impossible de vérifier l'état des fondations, nous avons opté pour une construction légère en ossature bois. " Ce nouveau volume abrite les chambres à coucher et une pièce de détente. Concept : Baeyens & Beck ingenieur-architecten BVBA. Tél. : 09 222 18 38. www.baeyens-beck.be Découvrez l'intégralité de ce reportage dans le magazine Je vais construire de septembre, en vente chez votre libraire. www.jevaisconstruire.besofie de vriese