Une adhésion au parti nazi Actée en 1937, et nullement sous la contrainte. A l'instar de la majorité des grands industriels allemands, pressés d'entrer dans les bonnes grâces de l'Allemagne hitlérienne pour en retirer de juteux profits.
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Une adhésion au parti nazi Actée en 1937, et nullement sous la contrainte. A l'instar de la majorité des grands industriels allemands, pressés d'entrer dans les bonnes grâces de l'Allemagne hitlérienne pour en retirer de juteux profits. De fort bonnes relations avec Hitler Le Führer a tôt fait de repérer les talents de l'ingénieur automobile allemand, embrigadé au service du grand projet de propagande hitlérienne de l'entre-deux-guerres : la construction, à un coût peu élevé, d'une voiture bon marché. Ferdinand Porsche fait merveille : la Volkswagen, la célébrissime " Voiture du peuple ", est née. Hitler est content de ses services. L'entrée en guerre n'interrompt pas une collaboration si prometteuse. Au contraire. Historien à l'Université d'Essen, Peter Lessmann qualifie Ferdinand Porsche de " protégé d'Hitler ". Un engagement poussé dans l'effort de guerre allemand Le père de la VW se reconvertit dans le marché porteur du char d'assaut. Sort ainsi de ses usines le redoutable panzer " Tigre ". Ou encore, un chasseur de chars qui répond un temps au doux prénom de Ferdinand en hommage à son concepteur, avant d'être rebaptisé Elefant. Le business tourne pour celui qui préside l'organe de coordination de l'effort industriel du IIIe Reich. Durant la guerre, Ferdinand Porsche ne perd pas le sens des affaires. Il se livre en France occupée à de grandes manoeuvres pour que Volkswagen fasse main basse sur le constructeur automobile Peugeot. Ses dirigeants font de la résistance. Ils le paient au prix fort : huit d'entre eux sont déportés. Ferdinand Porsche, ulcéré de se voir contrarié, en aurait fait une affaire personnelle : il serait intervenu auprès de Hitler pour obtenir leurs têtes. Un recours intensif aux travailleurs déportés Jusqu'à 20 000 travailleurs, selon des estimations, sont enrôlés de force pour faire tourner les usines Volkswagen. Jusqu'au bout, Ferdinand Porsche s'accroche, si l'on en croit l'historien Peter Lessmann : " A la fin de l'Occupation, l'usine Volkswagen participa encore à l'un de ces efforts d'armement désespérés du régime national-socialiste en péril, où se mêlaient exploitation économique et génocide. " But de l'opération : aménager la production d'armement dans une grotte naturelle, à l'est de la France. Peter Leissmann rapporte un entretien de Ferdinand Porsche avec l'administration SS à propos d'un premier détachement de 3 500 détenus du camp de concentration de Natzweiler-Struthof. D'autres vagues devaient suivre. " Le Reichsführer me les donnera. J'en ai déjà 3 500 ", dixit Ferdinand Porsche. Des liens avec des dignitaires nazis Ferdinand Porsche frappe aux bonnes portes pour trouver des appuis. Auprès du docteur Robert Ley, patron du Front du travail, du chef de la SS Heinrich Himmler ou encore de Fritz Sauckel, surnommé le " négrier de l'Europe " pour être chargé de la mise au travail forcé de la main-d'oeuvre déportée. De brefs ennuis avec la justice française Décembre 1945, la guerre est finie. Ferdinand Porsche et son fils aîné, Ferry, sont invités à visiter les usines Renault. Sur place, les deux hommes sont arrêtés, accusés d'emploi de travailleurs forcés français durant la guerre et emprisonnés à Dijon comme criminels de guerre. Ferdinand Porsche sera retenu vingt mois avant d'être libéré en 1947. Volkswagen en France 1941-1944, par Peter Lessmann, in Histoire, économie et société, 1992 - site Persée (ministère français de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche.) Volkswagen et ses travailleurs sous le IIIe Reich, par Hans Mommsen et Manfred Grieger.P. Hx