Les taux d'intérêt hypothécaires sont extrêmement bas. Ils n'ont jamais été aussi bas, en formules fixes, comme en formules variables. On peut aisément trouver un "annuel" à quelque 2,50 %. Et un "20 ans fixes" à un peu plus de 4 %, voire en deçà. Tout dépend des conditions auxquelles l'emprunteur est prêt à souscrire. Cette légèreté des taux ne date pas de cet été. Cela fait des mois qu'ils sont bas. Et cela ne durera pas éternellement. La probabilité que les taux remontent à moyen terme sont largement supérieures à celles qu'ils descendent encore un peu.
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Les taux d'intérêt hypothécaires sont extrêmement bas. Ils n'ont jamais été aussi bas, en formules fixes, comme en formules variables. On peut aisément trouver un "annuel" à quelque 2,50 %. Et un "20 ans fixes" à un peu plus de 4 %, voire en deçà. Tout dépend des conditions auxquelles l'emprunteur est prêt à souscrire. Cette légèreté des taux ne date pas de cet été. Cela fait des mois qu'ils sont bas. Et cela ne durera pas éternellement. La probabilité que les taux remontent à moyen terme sont largement supérieures à celles qu'ils descendent encore un peu. Aujourd'hui, pour donner un ordre d'idée, pour un remboursement mensuel de 500 euros, on peut emprunter 83 000 euros en 20 ans fixes sans conditions particulières. Pour un emprunt de 120 000 euros, on passe à une mensualité de 730 euros. Et de 1 000 euros pour un emprunt de 165 000 euros. A ce tarif, l'acquisition devient envisageable pour un plus grand nombre. Et il ne faut plus tarder à passer à l'acte. D'autant que certains, plus téméraires, s'y sont déjà remis il y a un an. Téméraires ou... obéissants. Depuis mi-2009, en effet, les agents immobiliers ne cessent d'inciter les candidats acquéreurs à (ré)entreprendre des démarches. Mais beaucoup ont jugé qu'ils étaient sans doute moins objectifs qu'ils voulaient le laisser croire et ont encore attendu quelques mois. Petit à petit, toutefois, ils les ont entendus. Toujours plus nombreux. Le résultat ne s'est pas fait attendre : plus de demandes, cela donne plus de concurrence et donc... une tendance à la hausse des prix. Elle n'est pas encore alarmante, mais elle est réelle. Les dernières statistiques du SPF Economie le démontrent : au 1er semestre 2008, une maison ordinaire coûtait en moyenne quelque 170 000 euros. Un an plus tard, au 1er semestre 2009, engourdissement de la demande oblige, son prix avait très légèrement baissé (- 1,1 %). Aujourd'hui, il a repris 5 %, et s'avère plus élevé, déjà, qu'en 2008 (à 178 000 euros). Pour les villas et maisons de caractère, la chute entre 2008 et 2009 a été plus prononcée (- 5,5 %). La reprise entre 2009 et 2010 l'a été aussi (+ 5,4 %), à 315 000 euros. Soit, à quelques centaines d'euros près, un retour aux prix de 2008. Seuls les appartements n'ont pas suivi la même pente. Entre 2008 et 2009, le SPF Economie note une augmentation de leur prix moyen de 1 % à 175 000 euros, suivie d'une seconde hausse entre 2009 et 2010, de 5,5 %, pour atteindre quasiment les 185 000 euros. Les notaires, dont les statistiques sont fondées sur les compromis de vente qui sont généralement signés 4 mois avant les actes (sur lesquels le SPF Economie se base), sont plus encore convaincus que la reprise est là et que les prix se relèvent. Selon leur baromètre du 2e trimestre 2010, les prix des maisons ont augmenté de près de 24 % au niveau national par rapport au... 1er trimestre 2010 ! Un boom anormal qui s'explique surtout par une reprise sur le marché des biens haut de gamme. Pendant des mois, ces biens chers sont restés sur le carreau. Au 2e trimestre, ils ont enfin trouvé preneur, ce qui a fait " boomer " les prix moyens. Même si on ne doit pas imputer cette augmentation à une progression au sens strict des prix au marché immobilier, la tendance à la hausse est évidente. La baisse des taux, d'une part, l'augmentation des prix de vente, d'autre part, aboutissent à une conséquence toute simple : il est temps d'acheter, et plus que temps de se mettre à chercher un bien. Car l'offre est là. Mais sans paniquer : vu la baisse des taux, même à un prix légèrement supérieur qu'en 2008, l'impact sonnant et trébuchant dans le portefeuille des acquéreurs est moins lourd. CHARLOTTE MIKOLAJCZAK1000 euros par mois pour un emprunt de 165000 euros sur 20 ans