Toujours divisés et toujours appelant à l'union, c'est, depuis des décennies, l'histoire des partis de ce qu'on a appelé " la gauche de la gauche " en Belgique. Le scénario reste valable à l'approche des élections communales, le PC (Parti communiste), le PTB (Parti du travail de Belgique), la LCR (Ligue communiste révolutionnaire, ex-POS, Parti ouvrier socialiste), le PSL (Parti socialiste de lutte, ex-MAS, Mouvement pour une Alternative socialiste) et d'autres clament leur volonté de rassemblement, se cherchent des alliances ou présentent des candidats sur d'autres listes. Les élections françaises leur ont offert un écho inattendu : le Front de gauche - qui rassemble le PCF (Parti communiste français) et le Parti de gauche de l'ancien ministre et sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon - a médiatisé une gauche pas si extrême et ses idées délibérément policées. Ces élections ont surtout mis en avant un leader charismatique qui disait aspirer à devenir " le rassembleur de toute la gauche ", sociale, laïque et écologiste, à l'instar des valeurs qui ont présidé à la fondation, en 2009, de son Parti de gauche. Il n'est donc pas étonnant qu'ait germé, ici et là en Belgique, l'idée de l'un ou l'autre Front de gauche.
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Toujours divisés et toujours appelant à l'union, c'est, depuis des décennies, l'histoire des partis de ce qu'on a appelé " la gauche de la gauche " en Belgique. Le scénario reste valable à l'approche des élections communales, le PC (Parti communiste), le PTB (Parti du travail de Belgique), la LCR (Ligue communiste révolutionnaire, ex-POS, Parti ouvrier socialiste), le PSL (Parti socialiste de lutte, ex-MAS, Mouvement pour une Alternative socialiste) et d'autres clament leur volonté de rassemblement, se cherchent des alliances ou présentent des candidats sur d'autres listes. Les élections françaises leur ont offert un écho inattendu : le Front de gauche - qui rassemble le PCF (Parti communiste français) et le Parti de gauche de l'ancien ministre et sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon - a médiatisé une gauche pas si extrême et ses idées délibérément policées. Ces élections ont surtout mis en avant un leader charismatique qui disait aspirer à devenir " le rassembleur de toute la gauche ", sociale, laïque et écologiste, à l'instar des valeurs qui ont présidé à la fondation, en 2009, de son Parti de gauche. Il n'est donc pas étonnant qu'ait germé, ici et là en Belgique, l'idée de l'un ou l'autre Front de gauche. C'est d'autant moins étonnant qu'une avance avait déjà été prise lors des élections fédérales de 2010 avec la création du Front des gauches - au pluriel - rassemblant le PC, la LCR, le PSL, CAP (Comité pour une autre politique), le PH (Parti humaniste) et Vélorution. Le FDG avait remporté moins de 1 % des voix à la Chambre et 1,15 % au Sénat. Robert Tangre, qui menait cette dernière liste, le fera encore au niveau communal à Courcelles, où il est déjà conseiller. A Charleroi, on a retiré le S pour un Front de gauche qui devrait rassembler des candidats venus de la LCR, du PSL et du PC, dont des membres se présenteront par ailleurs sur la liste Ecolo comme en 2006. Un Front de gauche également à La Louvière, emmené par le communiste Jean-Pierre Michiels, qui avait été élu en 2006 sur la liste Ecolo, et qui siégeait comme indépendant depuis juin 2011 en l'absence, avait-il expliqué, d'une volonté claire d'Ecolo de reconduire l'alliance. Le FDG-La Louvière se saisit de l'opportunité de récupérer une partie de la visibilité de Jean-Luc Mélenchon, même battu, et décline le titre de la campagne du candidat français, " L'humain d'abord ". " Il faut remettre l'humain, les habitants, au centre. On ne peut pas bâtir une ville sans tenir compte des gens qui y vivent, et dont certains ne disposent pas de droits, affirme Jean-Pierre Michiels. Un des points importants de notre programme est de faire de la commune le rempart aux politiques d'austérité dont les signes avant-coureurs se font sentir depuis des années. Voyez ce qui se passe avec les mesures d'activation des chômeurs, les exclusions du droit aux allocations de chômage qui ont pour conséquence de gonfler l'intervention des CPAS relative aux revenus d'insertion. Il faut aussi penser à un financement des communes qui garantisse leur pouvoir démocratique, car nous allons connaître les effets accrus de la crise et des politiques budgétaires imposées par l'Union européenne. Ces politiques, qui sont appliquées par le gouvernement fédéral, vont frapper la Région wallonne, et, par effet d'entraînement, les villes et communes seront également atteintes par les contraintes budgétaires. Déjà aujourd'hui, La Louvière, comme bien d'autres, n'investit plus que s'il y a des subsides régionaux... Mais était-ce bien la priorité de refaire toutes les places ? "La colonne vertébrale de la liste est communiste. " Mais oui, le Parti communiste existe toujours, répond le Louviérois, et il a toujours voulu une liste de rassemblement, élargie à des progressistes non cartés, sans le sigle PC. L'adhésion ici est individuelle, sans structure dominante, sur la base d'un programme, et toute décision sera prise par consensus, sans vote. Nous n'y imposerons pas les positions du PC. Nous partons de la base, et puis, si un FDG plus large se fédère, on verra, il y a de la place à la gauche du PS et d'Ecolo, partis dans lesquels il y a des militants en questionnement. " Et contrairement à la réputation que l'on fait souvent aux partis de gauche, " nous ne sommes pas là pour la contestation, mais pour avoir des responsabilités, pour construire, déclare Stéphane Mansy, un autre candidat : nous ne pouvons pas nous satisfaire du discours des partis traditionnels qui expliquent qu'on ne peut rien faire, que c'est l'Europe qui impose, et quand ce n'est pas l'Europe, c'est la finance... "Le PSL (Parti socialiste de lutte) a de son côté lancé la campagne " Reprenons nos communes ! ", avec le CAP (Comité pour une autre politique) et le PH (Parti humaniste). Leur cible : les politiciens du conseil d'administration de Dexia, qui ont spéculé avec l'argent public et qui tentent dans les communes, à l'approche des échéances électorales, de dissimuler que l'augmentation des taxes ou du coût de distribution de l'eau, du gaz et de l'électricité correspond en fait à la perte des dividendes Dexia. Des recettes en hausse qui n'ont en tout cas pas servi à construire des écoles, des crèches, des logements sociaux... Les citadelles à conquérir pour le PSL : Gand, où il participera à la liste Rood ! (Rouge !), comme à Anvers, et à Saint-Gilles, en Région bruxelloise, où il sera présent sur les listes Gauches communes, tout comme, espère-t-il, à Jette, Ixelles, Anderlecht et Bruxelles-Ville. Union encore à Liège, où les candidats communistes se retrouveront sur les listes du PTB+, qui connaît une vigueur nouvelle, côté wallon, grâce au pragmatisme de Raoul Hedebouw, porte-parole du national PTB-PVDA, et tête de liste à Liège. Le PTB qui est descendu dans la rue, mais c'était pour interroger les gens, et sur cette base élaborer un programme : logement, emploi et enseignement sans surprise. Mais aussi santé, un des fondements du PTB qui exprime ses valeurs de gauche à travers son journal Solidaire, les met en pratique dans ses maisons médicales où les soins sont gratuits. Le PTB invite lui aussi à " prendre l'hôtel de ville ". Le siège de celui de Louvain sera mené par Tine Van Rompuy, la s£ur des deux autres, Herman, président du Conseil européen, et Eric, député flamand. MICHEL DELWICHE" Faire de la commune le rempart aux politiques d'austérité "Jean-Pierre Michiels