De nombreuses études l'ont démontré: les personnes actives courent un risque moindre de décès prématuré par cancer ou maladie cardiovasculaire, tandis que la sédentarité mène souvent au surpoids ou au diabète notamment. Chez les patientes atteintes d'un cancer du sein, bouger accélère aussi le rétablissement et limite les risques de rechute. Ce phénomène n'est pas encore clairement expliqué, mais toutes les grandes études s'accordent en ce sens.
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De nombreuses études l'ont démontré: les personnes actives courent un risque moindre de décès prématuré par cancer ou maladie cardiovasculaire, tandis que la sédentarité mène souvent au surpoids ou au diabète notamment. Chez les patientes atteintes d'un cancer du sein, bouger accélère aussi le rétablissement et limite les risques de rechute. Ce phénomène n'est pas encore clairement expliqué, mais toutes les grandes études s'accordent en ce sens. Des chercheurs canadiens ont passé en revue les études portant sur l'impact du mode de vie (tabagisme, consommation d'alcool, poids, alimentation, activité sportive...) sur les femmes ayant souffert d'un cancer du sein. Il en ressort que l'activité physique est le meilleur des remèdes pour réduire leur risque de rechute: chez celles qui font chaque semaine au moins 150 minutes d'exercice d'intensité modérée, le risque de décéder des suites de la maladie diminue de 40%. Cette activité peut prendre la forme de 30 minutes de marche à un bon rythme cinq fois par semaine, ou de longues promenades le week-end et de plus courtes en semaine. Il faut que l'effort soit suffisamment intense pour provoquer une légère transpiration et une augmentation du rythme cardiaque. Le lèche-vitrine ou le trajet de votre bureau à la machine à café ne comptent donc pas! L'activité physique influence davantage la guérison et le risque de rechute qu'une alimentation saine et une consommation d'alcool modérée. Néanmoins, on sait que de longues balades pendant ou après un traitement contre le cancer peuvent être très difficiles, en particulier quand s'invitent la fatigue, le lymphoedème et autres plaintes. Il peut donc être judicieux de faire appel à un coach pour se faire encadrer... Les recherches concluent généralement aussi à un effet bénéfique de l'activité physique sur la santé mentale. Près d'une cinquantaine de travaux ont ainsi observé qu'elle réduisait le risque de dépression. Une autre étude de suivi à très grande échelle, incluant plus de 1,2 million d'adultes américains, confirme que bouger 3 à 5 fois par semaine durant 30 à 45 minutes améliore clairement le bien-être psychologique. Cet effet est comparable quelles que soient la discipline choisie ou l'intensité de l'effort: se promener booste aussi bien le mental que le jogging ou le vélo!