A chaque bulletin d'information, on entend que la situation est dramatique pour les jeunes ; qu'ils ont besoin, entre autres, de retourner à l'école. Mais on comprend, à travers les interviews, que ce n'est pas par manque d'enseignement mais par ma...

A chaque bulletin d'information, on entend que la situation est dramatique pour les jeunes ; qu'ils ont besoin, entre autres, de retourner à l'école. Mais on comprend, à travers les interviews, que ce n'est pas par manque d'enseignement mais par manque de contacts sociaux. Bien sûr, actuellement, c'est difficile: pas de bistrots ouverts, fêtes interdites, ainsi que les rassemblements. Pas de restaurants, pas de sports collectifs. Je peux comprendre que certains vivent très difficilement cette période, déjà fort longue, de pandémie. Mais pourquoi ne parle-t-on jamais ou presque des difficultés des seniors (qui ne sont pas en maison de repos) qui, eux aussi, ont besoin de contacts humains? Pourtant, nous aussi nous sommes confinés et nous avons aussi des enfants et des petits- enfants que nous aimerions voir ; nous aussi nous avons des amis que nous aimerions rencontrer autour d'un verre ou d'une belle table ; nous aussi nous aimerions aller au cinéma, au théâtre, au musée ou partir en vacances, à la neige ou au soleil. Mais, tant qu'il y a risque, nous faisons attention et prenons soin de nous et des autres en ne sortant que pour ce qui est nécessaire, en nous disant qu'on se rattrapera quand la pandémie sera derrière nous.