Bien évidemment, quand on lui demande d'extraire quelques dossiers clés de son panier à projets, l'échevin du Développement économique et de l'Urbanisme, Nicolas Martin (PS), peine à faire des arbitrages. Tout semble important, tout doit être détaillé. Manifestement, la perspective de Mons 2015, conjuguée à la volonté de la ville de revitaliser son centre, dépose un monceau de pain sur la planche de l'équipe dirigeante. Petit tour d'horizon, néanmoins, des développements qui transfigureront de manière notable la cité du Doudou, dans les années à venir.
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Bien évidemment, quand on lui demande d'extraire quelques dossiers clés de son panier à projets, l'échevin du Développement économique et de l'Urbanisme, Nicolas Martin (PS), peine à faire des arbitrages. Tout semble important, tout doit être détaillé. Manifestement, la perspective de Mons 2015, conjuguée à la volonté de la ville de revitaliser son centre, dépose un monceau de pain sur la planche de l'équipe dirigeante. Petit tour d'horizon, néanmoins, des développements qui transfigureront de manière notable la cité du Doudou, dans les années à venir. La rénovation urbaine. " Cela fait trente ans, maintenant, que Mons s'est engagée dans une politique active de rénovation et de réhabilitation urbaine, avec l'objectif de ramener de la mixité sociale au centre-ville ", avance l'échevin. Des périmètres ont été délimités, qui ont reçu chacun des enveloppes de plusieurs dizaines de millions d'euros, en vue d'un gros lifting. Rachat de bâtiments vides, création de logements aux étages des commerces, rénovation de façades, façonnages d'espaces publics, les édiles locaux souhaitent donner à ces périmètres les cartes qui leur permettraient d'augmenter leur attractivité. Il en est ainsi du périmètre de la rue de Nimy où, par exemple, l'ancienne caserne des pompiers accueillera une nouvelle salle de concert (dédiée aux musiques émergentes) baptisée Arsonic. Tout comme le QG de Mons 2015, dans la même rue, elle sera prête pour 2014, dynamisée par des fonds européens et communautaires. Le quartier de la gare subira lui aussi de profondes modifications. " Avec la rue de Nimy, c'est l'axe principal de redéploiement du centre-ville ", commente Nicolas Martin. L'espace multimodal imaginé par le célèbre Santiago Calatrava sera complété par des travaux d'égouttage, de voiries, de rénovations de façades, d'aménagement urbain. Une gare provisoire s'installera en 2012, juste à côté de son emplacement actuel. " Pour la gare elle-même, on attend le fonctionnaire délégué de la Région wallonne. L'enquête publique a été clôturée le 5 septembre dernier, et nous n'avons eu que 25 contestations. Il faudra par ailleurs repenser toute la place Léopold en termes de façades, de terrasses de cafés, d'aménagements publics... ", poursuit Nicolas Martin. Hors du centre-ville, le c£ur de Jemappes est également de passage chez la relookeuse. La place de Jemappes sera ainsi transformée en piétonnier, alors que toutes les rues avoisinantes profiteront de travaux d'égouttage, de voiries... Financée à hauteur de 10 millions d'euros par la Ville et la Région, l'opération marque bien l'intention montoise de concentrer sur Jemappes-Flénu ses investissements hors centre-ville. Ce qui va se passer aux Grands-Prés, de l'autre côté de la passerelle de la gare, est plus que primordial pour Mons. Le site représente en effet, en superficie, l'équivalent du centre-ville. Or, à l'heure actuelle, la " nouvelle ville " n'est pas reliée suffisamment au c£ur de la cité. Calatrava a développé un schéma directeur autour de sa gare : on y trouvera notamment un grand espace piétonnier à l'arrière. Le long de cette avenue, des immeubles de bureaux et de logements champignonneront : " Il y a une vraie demande à ce niveau, et elle n'est pas rencontrée par le marché ", rapporte l'échevin. Un hôtel (200 chambres, avec la SNCB dans le rôle du promoteur) et, bien entendu, le nouveau Centre de congrès (voir page précédente), feront aussi partie des aménagements attendus de l'autre côté de la gare. " La deuxième partie de l'aménagement concerne un tout nouvel éco-quartier, qui germera à l'entrée de la cité administrative de l'Etat. 214 logements sont ainsi prévus. L'enquête publique aura lieu dans les mois qui viennent. Toujours aux Grands-Prés, on est en négociations avec Ikea : l'implantation éventuelle du géant suédois pourrait pourvoir pas moins de 400 emplois et 2,5 millions de clients... On a bien avancé dans les négociations, mais il reste quelques points à régler ", confie encore Nicolas Martin. Le développement économique. Une véritable ceinture de parcs d'affaires et scientifiques se met en place autour de la ville. Initialis va être gonflé d'une quarantaine d'hectares (projet de la Vieille Haine). Un peu plus loin, les Bas Prés, zoning d'activité économique classique, sont en pleine préparation : la Région wallonne a alloué 5 millions d'euros à la viabilisation du développement. Toujours le long de cette ceinture, un projet d'aménagement est en cours du côté du Puits 28, qui existe, mais n'est pas encore totalement utilisé. Il reste, enfin, les Prés Lecomte, en zone d'aménagement communal concerté (ZACC) et que la Ville va mettre en activité dans un futur proche ou moyen. Au niveau commercial, l'une des priorités du collège local reste d'implanter une nouvelle galerie commerciale en centre-ville. Mais ce n'est pas encore pour tout de suite. Les projets urbains. A la lisière du Carré des Arts, un nouveau Centre de Design sera mis sur pied dans les deux années à venir. Il sera situé dans l'actuel mess des officiers. Le projet de permis est arrivé chez le fonctionnaire délégué, à la Région. Ce nouvel outil devrait permettre à de jeunes designers de trouver un espace d'accueil à leur mesure. Un nouvel Office du tourisme et de la culture est également en préparation sur la Grand-Place, sur le site d'un ancien restaurant mexicain. L'avant-projet est passé au conseil communal, et la demande de permis va être introduite. Les projets touristiques. Le Beffroi, les minières néolithiques de Spiennes et, bien entendu, le Doudou seront davantage choyés par la Ville, sur le plan de l'attrait touristique. Un centre d'interprétation du mythe de Saint-Georges sera ainsi créé, tandis que le Beffroi et les minières seront plus facilement accessibles. Un accent plus insistant sera par ailleurs mis sur le tourisme militaire. GUY VERSTRAETEN