Aux côtés d'autres personnalités étrangères, Rama Yade participait, le samedi 30 juin, à Villepinte (au nord-est de Paris) au rassemblement annuel de l'Ompi devant quelque 25 000 personnes dans une mise en scène digne des meetings électoraux américains. Un attentat devait-il être commis au co...

Aux côtés d'autres personnalités étrangères, Rama Yade participait, le samedi 30 juin, à Villepinte (au nord-est de Paris) au rassemblement annuel de l'Ompi devant quelque 25 000 personnes dans une mise en scène digne des meetings électoraux américains. Un attentat devait-il être commis au cours de cette réunion ? C'est la piste suivie par les enquêteurs après l'arrestation, le même jour, à Woluwe-Saint-Pierre, d'un couple de Belges d'origine iranienne, résidant à Wilrijk, près d'Anvers. A l'intérieur de leur Mercedes a été découverte une charge d'explosif TATP de 500 grammes dans une trousse de toilette. Parmi les autres devoirs d'enquête réalisés, l'interpellation en Allemagne d'Assadollah Assadi ouvrirait une piste désignant le pouvoir iranien comme commanditaire. Officiellement diplomate à l'ambassade de Vienne, cet homme de 46 ans est présenté par les Moudjahidines du peuple comme " le dirigeant depuis 2014 de la centrale des services secrets iraniens en Autriche ". Pourtant, outre que la République islamique est plus coutumière contre ses opposants d'assassinats ciblés, quel intérêt aurait-elle eu à commettre un attentat aveugle alors que son président Hassan Rohani entamait, le lundi 2 juillet, un voyage en Suisse et en Autriche pour défendre sa position sur l'accord nucléaire avec les Occidentaux menacé par le retrait américain ? Sauf à considérer que les durs du régime iranien aient aussi voulu nuire au président " réformateur "...