ALos Angeles, le clinquant des limousines et les hauts cocotiers prêtent à l'émerveillement du touriste. Au dos de la carte postale, des quartiers galeux où errent des parias. Junkies, crève-la-faim, putes, clandestins et sans-abri. Ils subsistent à maigres feux, en cohortes muettes. Cette réalité-là, Peter Spiegelman n'est pas censé la connaître. Cador de la Bourse new-yorkaise, il a empoché des millions de dollars à la fin des années 1990. Au lieu d'écou...