Le décret wallon relatif aux antennes GSM adopté en avril 2009 a fixé la norme maximale d'ondes émises à 3 volts/mètre. Ce qui en fait l'une des plus basses au niveau international. Les opérateurs sont prêts à s'adapter. Ils ont d'ailleurs remis leurs dossiers techniques et leurs demandes de nouvelles implantations d'antenne depuis la fin du mois de septembre dernier. Ils attendent à présent des réponses. Malheureusement, ils vont sans doute devoir patienter plusieurs mois. En effet, la Cour constitutionnelle a estimé que la problématique des nuisances des ondes émises était un problème environnemental, donc de...

Le décret wallon relatif aux antennes GSM adopté en avril 2009 a fixé la norme maximale d'ondes émises à 3 volts/mètre. Ce qui en fait l'une des plus basses au niveau international. Les opérateurs sont prêts à s'adapter. Ils ont d'ailleurs remis leurs dossiers techniques et leurs demandes de nouvelles implantations d'antenne depuis la fin du mois de septembre dernier. Ils attendent à présent des réponses. Malheureusement, ils vont sans doute devoir patienter plusieurs mois. En effet, la Cour constitutionnelle a estimé que la problématique des nuisances des ondes émises était un problème environnemental, donc de compétence régionale. Or, en la matière, les trois Régions avancent de manière distincte. Jusqu'en 2008, l'IBPT (Institut belge des services postaux et des télécommunications) tenait à jour le cadastre des antennes. Aujourd'hui, la Flandre s'en remet toujours à cet institut alors que Bruxelles a mis cette compétence aux mains de l'IBGE (Institut bruxellois de gestion de l'environnement) et la Wallonie, dans celles de l'ISSeP (Institut de santé publique). Si l'on en croit les responsables de la question chez Proximus, Mobistar et Base, ces outils régionaux ne sont pas encore armés pour répondre aux besoins des opérateurs. Pis, les trois Régions ne naviguent pas dans le même sens : les normes bruxelloise et wallonne sont cumulatives, autrement dit, les opérateurs doivent se partager les 3v/m ; en Flandre, la norme ne l'est pas, chaque opérateur peut offrir 3 v/m. En outre, les opérateurs GSM s'indignent de voir que les antennes radiotélé ne sont pas concernées alors qu'elles émettent largement plus que 3 v/m. " Le cadastre des antennes, explique Xavier Dekeuleneer, responsable des questions sociétales chez Proximus, est toujours tenu à jour par l'IBPT alors que le logiciel développé par l'IBGE coince encore et que l'ISSeP, actuellement seul organisme de contrôle agréé en Wallonie, est débordé. " Pourtant, une chose est certaine : les opérateurs vont devoir rajouter des antennes dans les villes pour répondre aux normes tout en maintenant la qualité de services. On s'étonne, en outre, de la célérité avec laquelle Bruxelles et la Wallonie ont agi. En Flandre, aucune décision n'a encore été prise : on y attend un rapport de l'IBPT. Ce qui ne fait pas non plus le bonheur des opérateurs, dans la mesure où plus aucune antenne n'a pu y être installée depuis juillet 2009... C'est dans ce contexte que divers parlementaires wallons demandent que le ministre Philippe Henry (Ecolo), en charge notamment de l'Environnement et l'Aménagement du territoire, prenne les arrêtés d'exécution qui permettront aux opérateurs de connaître précisément ce qu'ils peuvent faire, tout comme aux communes de savoir si elles peuvent accepter de nouvelles antennes sur leur territoire et dans quelles conditions. Les opérateurs espèrent notamment que les zones sensibles (proximité de crèches, d'hôpitaux...) soient clairement définies ou encore que d'autres organismes de contrôle soient agréés. Didier GRognales opérateurs devront rajouter des antennes dans les villes