Les Amazones étaient, dans l'Antiquité, un peuple mythique de redoutables guerrières dont le nom serait dérivé du grec "a-mazos", qui signifie "sans sein". On raconte en effet que ces combattantes fanatiques n'hésitaient pas à se faire amputer d'un sein pour faciliter le maniement de leur arc. Mais si la légende a résisté à l'épreuve du temps, il n'est pas certain qu'elle repose sur un fond de vérité. La majorité des fresques...

Les Amazones étaient, dans l'Antiquité, un peuple mythique de redoutables guerrières dont le nom serait dérivé du grec "a-mazos", qui signifie "sans sein". On raconte en effet que ces combattantes fanatiques n'hésitaient pas à se faire amputer d'un sein pour faciliter le maniement de leur arc. Mais si la légende a résisté à l'épreuve du temps, il n'est pas certain qu'elle repose sur un fond de vérité. La majorité des fresques, bas-reliefs et vases antiques représentent en effet les Amazones avec leurs deux seins, combattant à pied, à cheval ou en char, armées de haches et d'épées. Elles sont souvent vêtues d'une tunique courte qui dévoile l'un de leurs seins pour souligner qu'il s'agit de femmes. Les Amazones auraient vécu en Asie Mineure, dans la région correspondant à l'actuelle Turquie et au pourtour de la mer Noire. Des écrits historiques rapportent qu'elles formaient des tribus exclusivement féminines, ne côtoyant les hommes des peuplades voisines que dans le seul but de s'assurer une descendance. Les enfants mâles étaient renvoyés à leur père, les filles restaient avec leur mère pour être formées au combat. De nos jours, le terme d'amazone désigne une femme qui monte à cheval (généralement avec les deux jambes du même côté), mais parfois aussi une femme combattive et intrépide. Souvent, le lien avec les seins n'est pas bien loin. La fondation néerlandaise New Amazones, par exemple, aide les femmes qui présentent un risque accru de cancer du sein à sauter plus facilement le pas d'une amputation préventive. À l'instar de leurs homonymes mythiques, qui se faisaient amputer pour pouvoir mieux chasser, combattre et donc survivre, ces Nouvelles Amazones sacrifient leur poitrine pour accroître leurs chances de survie. La solidarité féminine est une autre raison qui peut expliquer la persistance du mythe des Amazones. Cette alliance inconditionnelle est une histoire de reconnaissance et de confiance, d'aide réciproque, de soutien mutuel... Et en cas de maladie ou de coup dur, cette chaleur et cette solidarité sont plus que jamais source de résistance et de courage. L'union fait la force, comme chez les Amazones!