Bien que retraité de l'enseignement depuis une vingtaine d'années, tous les événements et décisions relatifs à l'éducation de nos enfants, petits et grands, m'intéressent toujours. C'est ainsi que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et d'attention l'article " Ces leçons pour l'école qu'il ne faut pas oublier " de Soraya Ghali, dans Le Vif du 27 août dernier.
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Bien que retraité de l'enseignement depuis une vingtaine d'années, tous les événements et décisions relatifs à l'éducation de nos enfants, petits et grands, m'intéressent toujours. C'est ainsi que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et d'attention l'article " Ces leçons pour l'école qu'il ne faut pas oublier " de Soraya Ghali, dans Le Vif du 27 août dernier. Je partage beaucoup des idées développées par madame Ghali, notamment celles concernant le retard de notre enseignement par rapport à la révolution numérique. En tant qu'inspecteur, je peux affirmer qu'il y a eu des efforts et des expériences concrètes à ce sujet dès les années 1970-1980. Mais les obstacles furent nombreux : difficulté à choisir le matériel adéquat, celui-ci évoluant continuellement, réticence des enseignants eux-mêmes [...], manque d'exemples concrets (programmes, exercices...) adaptés à nos programmes (et structures) scolaires, sans oublier le " nerf de la guerre " : l'impact budgétaire [...]. Autre point de l'article qui me fait réagir : la présentation de la classe inversée. Oui, d'accord, à condition que l'on précise : à quel niveau, pour quelle matière, car l'obstacle majeur est la maîtrise de la langue maternelle pour mettre sur pied ce mode d'enseignement. A mon sens, tout le travail scolaire devrait être fait à l'école (seul lieu où tous les élèves sont dans les mêmes conditions de travail), ce qui implique des remaniements essentiels : sélectionner les apprentissages de base, retirer de la grille-horaire des matières qui peuvent être enseignées les après-midi, voire en dehors du cadre scolaire proprement dit. Revoir l'évaluation des acquis, alléger les programmes, travailler par " bulles ", tout cela est très bien, j'adhère, mais que devient dans tout ce remue-ménage le fameux " pacte d'excellence ", document officiel, rédigé bien avant les contraintes que nous impose la crise de la Covid-19. Voilà un beau sujet d'article pour madame Ghali, bonne chance à elle !