1. La solution payante : le péage urbain

Tout droit inspiré de ce qui se fait à Londres, le péage urbain consisterait à faire payer aux automobilistes leur circulation dans Bruxelles. Encensé par certains, décrié par d'autres, le procédé devrait être testé dans la capitale et dans toute la zone du RER dans le courant de 2014. Le système choisi est celui d'un péage intelligent dont le coût varierait selon l'heure, les axes empruntés et le type de véhicule. Ce genre de distinction pourrait être rendue possible grâce à l'utilisation d'un boitier spécifique avec GPS. Le projet se veut donc dissuasif pour les automobilistes, mais il ne saurait être réellement efficace qu'avec une offre de transports en commun adaptée à côté...
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Tout droit inspiré de ce qui se fait à Londres, le péage urbain consisterait à faire payer aux automobilistes leur circulation dans Bruxelles. Encensé par certains, décrié par d'autres, le procédé devrait être testé dans la capitale et dans toute la zone du RER dans le courant de 2014. Le système choisi est celui d'un péage intelligent dont le coût varierait selon l'heure, les axes empruntés et le type de véhicule. Ce genre de distinction pourrait être rendue possible grâce à l'utilisation d'un boitier spécifique avec GPS. Le projet se veut donc dissuasif pour les automobilistes, mais il ne saurait être réellement efficace qu'avec une offre de transports en commun adaptée à côté... Cet été, Bruxelles a décidé d'utiliser son canal comme moyen de transport à l'aide du Waterbus, un bateau reliant la ville à Laeken et Vilvorde. Si cette solution alternative a été plébiscitée par les navetteurs, elle reste néanmoins peu flexible au niveau des horaires, de sa capacité (maximum 90 passagers) et de ses destinations, dès lors que le canal n'irrigue pas toute la capitale. Pour pallier le manque de transports en commun, Ecolo a imaginé le Réseau express bruxellois. Ce REB exploiterait les 29 gares bruxelloises et leurs 162 km de lignes ferrées que le parti juge actuellement sous-exploitées. Dans un premier temps, ce réseau se contenterait des lignes existantes et pourrait utiliser le matériel roulant du futur RER, aujourd'hui stocké dans des dépôts. La deuxième phase réclamerait des investissements pour créer de nouvelles stations. Le projet se veut rapide à mettre en place, mais il reste à voir si la cohabitation avec la SNCB sur ses propres lignes est possible. Accusant des années et des années de retard, le RER apparaît désormais plus comme une utopie que comme une véritable solution de mobilité. On annonce désormais sa mise en service pour le début des années 2020 mais un retard supplémentaire n'est pas exclu... L'objectif est d'amener rapidement les travailleurs de la périphérie vers Bruxelles grâce à un réseau de gares dense et des navettes fréquentes. Pour encourager ses habitants à utiliser les transports en commun, la capitale et la Stib offrent des primes à ceux qui rendent leur plaque d'immatriculation ou, plus radical, font détruire leur voiture polluante. La prime peut prendre la forme d'un abonnement aux transports en commun, d'une aide pour l'achat d'un vélo, d'un abonnement au système Cambio... Pour en bénéficier, il faut être domicilié dans l'une des 19 communes. En plus d'être trop nombreuses, la plupart des voitures qui entrent dans Bruxelles sont sous-occupées. Encourager le covoiturage pourrait donc permettre de réduire le nombre de véhicules en circulation. Pour ce faire, Bruxelles pourrait s'inspirer de l'Amérique du Nord en réservant des bandes aux voitures occupées par plusieurs personnes. Les véhicules comptant plus de trois passagers pourraient par exemple emprunter les voies réservées aux bus et taxis, qui sont généralement peu fréquentées. L'idée a été émise mais pas (encore) reprise. Le gouvernement flamand voudrait commencer dès 2016 de gros travaux d'élargissement du Ring entre Zaventem et Grand-Bigard, l'une des zones les plus embouteillées de la capitale. Le réseau routier pourrait ainsi passer de 4-6 bandes à 8-10 bandes, mais les autorités préfèrent parler d'optimisation plutôt que d'élargissement pur. A certains endroits, la circulation pourrait se faire sur deux niveaux grâce à la création de tunnels et de viaducs. Mais le projet ne prévoit pas d'agrandissement pour le viaduc de Vilvorde, qui pourrait dès lors devenir un goulot. Et il provoque une levée de boucliers. Souvent réclamés par le MR, des parkings supplémentaires de délestage aux abords de Bruxelles pourraient réduire le nombre de voitures en ville et limiter les problèmes de stationnement. Cependant, augmenter de manière significative les capacités de parking en dehors de la ville nécessiterait de très gros investissements. De plus, pour être réellement efficaces, ces espaces de stationnement doivent idéalement se trouver à proximité des transports en commun. Par Marie-Eve Rebts