Des milliers de personnes ont participé à la cérémonie religieuse à la mosquée Amine, au centre de la capitale, à la mémoire du général Wissam al-Hassan, chef des services de renseignements de la police, et de son chauffeur, tués vendredi dans l'explosion d'une voiture piégée. A l'issue des funérailles, Fouad Siniora, chef du bloc parlementaire d'opposition de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, a chauffé à blanc les manifestants rassemblés sur la Place des martyrs. "Le gouvernement est responsable du crime qui a tué Wissam et son compagnon C'est pourquoi il faut qu'il parte", a-t-il lancé à la foule. "Mikati tu ne peux plus rester à ton poste pour couvrir ce crime. Si tu restes, c'est que tu es d'accord avec ce qui s'est passé et avec ce qui se passera", a-t-il encore dit, ajoutant qu'"il n'y aura pas de dialogue avant la chute du gouvernement". Surexcités, deux cents jeunes ont tenté de prendre d'assaut le Sérail, siège du Premier ministre, et la police a lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l'air pour les faire reculer, a constaté une journaliste de l'AFP. Les manifestants jetaient des pierres et des bâtons, a rapporté la journaliste, faisant état de blessés des deux côtés. (ANWAR AMRO)

Des milliers de personnes ont participé à la cérémonie religieuse à la mosquée Amine, au centre de la capitale, à la mémoire du général Wissam al-Hassan, chef des services de renseignements de la police, et de son chauffeur, tués vendredi dans l'explosion d'une voiture piégée. A l'issue des funérailles, Fouad Siniora, chef du bloc parlementaire d'opposition de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, a chauffé à blanc les manifestants rassemblés sur la Place des martyrs. "Le gouvernement est responsable du crime qui a tué Wissam et son compagnon C'est pourquoi il faut qu'il parte", a-t-il lancé à la foule. "Mikati tu ne peux plus rester à ton poste pour couvrir ce crime. Si tu restes, c'est que tu es d'accord avec ce qui s'est passé et avec ce qui se passera", a-t-il encore dit, ajoutant qu'"il n'y aura pas de dialogue avant la chute du gouvernement". Surexcités, deux cents jeunes ont tenté de prendre d'assaut le Sérail, siège du Premier ministre, et la police a lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l'air pour les faire reculer, a constaté une journaliste de l'AFP. Les manifestants jetaient des pierres et des bâtons, a rapporté la journaliste, faisant état de blessés des deux côtés. (ANWAR AMRO)