Alors que certaines personnes parviennent à mettre beaucoup d'argent de côté, d'autres voient leur argent filer entre leurs doigts. Selon des économistes comportementaux, l'attitude des hommes face à l'épargne est déterminée tant par les gènes que par l'éducation. Ceci ne signifie toutefois pas que nous sommes incapables de modifier notre comportement. Il est en effet parfaitement possible de pirater notre propre cerveau afin d'améliorer notre capacité naturelle à l'épargne.

La force de l'inertie

Les hommes ont une tendance naturelle à répéter certains comportements, ce qui rappelle la première loi de Newton : la force de l'inertie. Celle-ci postule qu'un objet mis en mouvement va poursuivre son mouvement de manière rectiligne, jusqu'à ce qu'une autre force intervienne pour modifier sa trajectoire. En adaptant cette loi au monde de l'épargne, cela signifie que si une personne verse chaque mois un montant fixe sur son compte d'épargne, la probabilité qu'il arrête subitement ces versements sera faible. A moins qu'un événement externe rende ces versements impossibles, ou que cette personne choisisse consciemment de changer la manière dont il va affecter les sommes qu'il épargnait.

Als iemand elke maand een vast bedrag opzij zet op zijn spaarrekening, dan is de kans heel klein dat hij hier plots mee zal stoppen

Dans une étude scientifique appelée " Save More Tomorrow ", les économistes comportementaux Richard Thaler et Shlomo Benartzi ont dirigé une expérience intéressante. A cette occasion, 169 travailleurs d'une entreprise avaient accepté la proposition de verser la hausse de leur salaire annuel à leur plan de pension durant les quatre années suivantes. A l'issue de cette période, la majorité de ces travailleurs avaient enregistré un quadruplement de leur capacité d'épargne annuelle. L'explication de ce résultat étonnant est que le choix conscient de ces travailleurs pour épargner davantage avait également stimulé plus facilement leur capacité d'épargne.

La force des petites étapes

Tous le monde a envie d'avoir une vie de rêve, d'avoir sa propre maison, de faire le tour du monde, etc. Ceci nécessite typiquement beaucoup de moyens financiers, et décourage beaucoup de personnes d'épargner pour atteindre cet objectif. Par soucis de facilité, les hommes préfèrent se dire que leur rêve ultime est financièrement inatteignable. Ce n'est pourtant pas une fatalité, et en épargnant par petites étapes, vos rêves pourraient quand même devenir une réalité.

Door te sparen in kleine stapjes kan je levensdroom toch werkelijkheid worden.

Une expérience intéressante de Shlomo Benartzi met en évidence la force de ces petites étapes. A trois groupes de volontaires, il a demandé s'ils se sentaient en mesure d'épargner respectivement 5 euros par jour, 35 euros par semaine, ou 150 euros par mois. Les résultats furent sidérants : alors que 30% du premier groupe ont estimé que cela ne leur posait aucun problème de mettre de côté 5 euros par jour, ils ne furent que 7% du troisième groupe à se déclarer capable d'épargner 150 euros par mois. Or, les sommes épargnées mensuellement dans les trois groupes étaient grosso modo identiques. Cette expérience démontre que l'effort mental pour épargner par petites étapes est nettement moindre, et semble plus facilement supportable.

Voulez vous savoir plus sur notre comportement d'épargne? Lisez les autres articles du dossier.

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Alors que certaines personnes parviennent à mettre beaucoup d'argent de côté, d'autres voient leur argent filer entre leurs doigts. Selon des économistes comportementaux, l'attitude des hommes face à l'épargne est déterminée tant par les gènes que par l'éducation. Ceci ne signifie toutefois pas que nous sommes incapables de modifier notre comportement. Il est en effet parfaitement possible de pirater notre propre cerveau afin d'améliorer notre capacité naturelle à l'épargne.La force de l'inertieLes hommes ont une tendance naturelle à répéter certains comportements, ce qui rappelle la première loi de Newton : la force de l'inertie. Celle-ci postule qu'un objet mis en mouvement va poursuivre son mouvement de manière rectiligne, jusqu'à ce qu'une autre force intervienne pour modifier sa trajectoire. En adaptant cette loi au monde de l'épargne, cela signifie que si une personne verse chaque mois un montant fixe sur son compte d'épargne, la probabilité qu'il arrête subitement ces versements sera faible. A moins qu'un événement externe rende ces versements impossibles, ou que cette personne choisisse consciemment de changer la manière dont il va affecter les sommes qu'il épargnait.Dans une étude scientifique appelée " Save More Tomorrow ", les économistes comportementaux Richard Thaler et Shlomo Benartzi ont dirigé une expérience intéressante. A cette occasion, 169 travailleurs d'une entreprise avaient accepté la proposition de verser la hausse de leur salaire annuel à leur plan de pension durant les quatre années suivantes. A l'issue de cette période, la majorité de ces travailleurs avaient enregistré un quadruplement de leur capacité d'épargne annuelle. L'explication de ce résultat étonnant est que le choix conscient de ces travailleurs pour épargner davantage avait également stimulé plus facilement leur capacité d'épargne.La force des petites étapesTous le monde a envie d'avoir une vie de rêve, d'avoir sa propre maison, de faire le tour du monde, etc. Ceci nécessite typiquement beaucoup de moyens financiers, et décourage beaucoup de personnes d'épargner pour atteindre cet objectif. Par soucis de facilité, les hommes préfèrent se dire que leur rêve ultime est financièrement inatteignable. Ce n'est pourtant pas une fatalité, et en épargnant par petites étapes, vos rêves pourraient quand même devenir une réalité.Une expérience intéressante de Shlomo Benartzi met en évidence la force de ces petites étapes. A trois groupes de volontaires, il a demandé s'ils se sentaient en mesure d'épargner respectivement 5 euros par jour, 35 euros par semaine, ou 150 euros par mois. Les résultats furent sidérants : alors que 30% du premier groupe ont estimé que cela ne leur posait aucun problème de mettre de côté 5 euros par jour, ils ne furent que 7% du troisième groupe à se déclarer capable d'épargner 150 euros par mois. Or, les sommes épargnées mensuellement dans les trois groupes étaient grosso modo identiques. Cette expérience démontre que l'effort mental pour épargner par petites étapes est nettement moindre, et semble plus facilement supportable.Voulez vous savoir plus sur notre comportement d'épargne? Lisez les autres articles du dossier.