Les vrais, c'est en soie. La plupart sont rectangulaires et tricolores. Ils s'attachent et se déploient. Sinon, ils dépérissent, accablés, comme un torchon qui a beaucoup servi, qu'on a oublié sous un évier, qui pue encore un peu même s'il est tout sec et figé maintenant, et on entend ses lamentations, si on écoute bien ce qu'il raconte, parce que c'est pas facile avec cette voix éteinte.

Il les veut d'attaque pour la rentrée de septembre. Débarrassé.e.s autant que possible des séquelles qu'a pu laisser le Covid-19 dans leur bagage scolaire. Les petit.e.s. Flamand.e.s n'ont que trop manqué la classe au printemps dernier et le ministre en charge de leur instruction, Ben Weyts (N-VA), qui est comme un père pour eux, se fait du souci pour leur scolarité.

A Malines, les bannières communales porteuses de consignes se succèdent sur la Grand-Place. D'abord priés de rester prudemment chez eux pour échapper aux méfaits du coronavirus, les Malinois sont à présent invités à manifester leur rejet du racisme.