Domitilla déteste les hommes. Elle glisse ça, comme ça, entre une explication sur l'amendement des sols grâce aux étrons de chèvres et un mot sur les lombrics dans son compost. Mais ce bref passage-là, tout le monde le comprend avant la traduction espagnol-français. Et tout le monde rigole, même si ça n'a probablement rien de marrant.

Pas de quoi s'en vanter. Le gouvernement Jambon (N-VA - CD&V - Open VLD) envisageait, si possible sans l'ébruiter, de faire davantage succomber l'enseignement supérieur flamand au charme des langues étrangères, jusqu'à autoriser la moitié des matières enseignées dans les filières de bachelier à l'être dans une autre langue que le néerlandais.

"En marche", ou plutôt "Vooruit", femmes et hommes de Flandre ! Un mouvement politique tout neuf est en passe de se lever à l'horizon. Celui qui travaille à son éclosion ne l'imagine pas autrement que "radicalement innovant".

Il était une fois, dans un pays très lointain, un président de parti très courageux que tout le monde appelait prince Maxime. Le prince Maxime était si brave qu'il voulait "réenchanter la politique et porter de nouvelles utopies", tout comme son prédécesseur avant lui, tout comme leur prédécesseure avant eux, et tout comme tous leurs prédécesseurs avant eux depuis la nuit des temps.

Faudrait pas s'appesantir là-dessus. C'était top, les filles, votre petite réparation cosmique, le 18 octobre. Bravo. Ooooh, une première sortie spatiale 100 % féminine ! Ahahah, la Nasa qui avait oublié de confectionner des combinaisons adaptées ! Ouuuuuh, 89 % des astronautes à travers le monde sont des hommes ! Mais bon, après toutes les exclamations d'usage, l'actualité est passée à autre chose. Oui... mais un moment, svp.

Vladimir Poutine a défini sa prochaine cible. Sitôt après avoir conclu un accord avec Recep Tayyip Erdogan, par lequel les forces russes et l'armée de Bachar al-Assad veulent prendre le contrôle de la zone que les Kurdes de Syrie avaient reprise à Daech, le président russe a reçu à Sotchi, à grand renfort de médias, une quarantaine de chefs d'Etat africains.

Ainsi parla Sabine Laruelle, le 18 octobre, sur LN24, dans son interview de ralliement à la candidature de Georges-Louis Bouchez à la présidence du MR : son candidat avait " l'intelligence de pouvoir se remettre en question et de pouvoir changer un certain nombre de choses ".

Aucune des quatre chaînes nationales ne pouvait passer à côté de la célébration officielle des dix-huit printemps de la princesse Elisabeth. L'héritière du trône a eu droit comme il se doit à la couverture en direct de ses premiers pas en mode majeur sous les ors du Palais royal à Bruxelles.

"Nous allons mener une politique active contre toute forme d'école buissonnière." A travers cette déclaration, le nouveau ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), vise les élèves qui sèchent les cours pour prolonger leurs vacances de quelques jours, mais aussi et surtout ceux qui participent tous les jeudis aux marches des jeunes pour le climat.

"Je l'aimais bien, elle, avant. Mais là, elle m'énerve, à toujours mettre des trucs au ras des fesses." Entendu lors d'un souper familial (1), tandis que la télé traînait sur la RTBF et la caméra sur les jambes collantées de Joëlle Scoriels, en train de faire un 69 sans chichisavec une personnalité.

C'est une compétence qui, d'habitude, est parmi les dernières à être attribuées. Dans la panoplie des matières gérées par un gouvernement, elle est généralement peu considérée, en Flandre du moins. Cette fois cependant, la culture a ni plus ni moins été conférée au nouveau ministre-président.

La moitié de son visage était comme écrasée à l'intérieur de son crâne, mais l'autre restait reconnaissable. C'était bien son cadavre. Havrin Khalaf avait tout pour mourir : jeune, ingénieure, non-musulmane, pacifiste, féministe, politique, kurde.

L'establishment est une chose sérieuse, sa critique encore plus. Et l'establishment cache beaucoup de choses sérieuses, et sa critique encore plus. Car l'establishment dirige le monde et, de nos jours, on reconnaît ceux qui s'y opposent à ceci de bien précis : ils osent tout, et surtout s'inventer un ennemi aussi commode qu'anonyme, aussi indéfini qu'effrayant, aussi fort qu'inexistant, surtout parce que ça rapporte et parce qu'ils ont peur de perdre.

A l'instar de nombreux chefs d'Etat, le nouveau ministre-président flamand s'est empressé de condamner l'offensive turque en Syrie. Jan Jambon (N-VA) a appelé l'Union européenne à infliger des sanctions économiques contre l'Etat assaillant.

Quelques jours après avoir qualifié de "coup d'Etat" l'enquête parlementaire ouverte dans le cadre d'une procédure d'impeachment déclenchée contre lui par la Chambre des représentants, le président des Etats-Unis a dû faire face à de nouvelles divulgations de conversations par SMS - accablantes.

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