Qui était Fabiola, cinquième reine des Belges, et épouse du roi Baudouin?

La Constitution n'en pipe mot jusqu'à ignorer le titre de "reine", leur raison d'être se résume à leur visibilité, leur influence reste entourée de mystère. L'historien Vincent Dujardin (UCLouvain) décrypte le destin singulier d'épouse d'un roi des Belges.

Ne pas confondre " reine des Belges " et... " reine des Belges "! Grâce à l'abolition de la loi salique, en 1991, la princesse Élisabeth, fille aînée du roi Philippe, pourra devenir un jour la première reine des Belges souveraine du pays. Chef de l'État, elle en assumera les pouvoirs.

Une phrase, juste un paragraphe, voire rien du tout : la grippe espagnole est la grande oubliée de l'histoire de la Grande Guerre, surtout en Belgique. En Europe, 1918 est en effet l'année de la victoire ou de la défaite. Mais partout ailleurs dans le monde, c'est elle qui marquera l'année.

Ce 9 novembre, on commémore les trente ans de la chute du mur de Berlin. Mais depuis que l'humanité réside dans des villes, les nouveaux venus dont les idées ou les croyances pouvaient paraître séditieuses ont parfois été perçus comme indésirables - et traités comme tels ! Diverses communautés ont dû, bien malgré elles, s'accommoder d'être emmurées pour que les autres citadins tolèrent leur présence.

Le fascisme a été la cause de la Seconde Guerre mondiale. Mais le fascisme, qu'est-ce que c'est ? Le professeur d'histoire et essayiste Bruno De Wever révèle les traits d'une panoplie de mouvements ultranationalistes nés avant et pendant la guerre. " Le principal point commun est leur propension à justifier le recours à la violence comme prérequis de la révolution fasciste. "

Le Prophète Mahomet ne laissa aucune instruction sur le choix de son successeur. Après de véritables effusions de sang, son beau-père Abou Bakr fut reconnu par la communauté des croyants comme khalifat rassoul Allah, ou " délégué de l'envoyé de Dieu ". Mais, après lui, chaque succession fut entachée de violences.

Du svastika aux uniformes taillés par Hugo Boss, des affiches de propagande aux films de Leni Riefenstahl ou aux monuments de l'architecte Albert Speer, la créativité a toute sa place dans l'existence du IIIe Reich. Mais l'esthétique nazie suffirait-elle à justifier le triomphe du national-socialisme allemand et l'ascendant d'Hitler sur son peuple ?

L'économie de guerre allemande tourne à plein régime et bientôt, ses usines risquent de manquer de main-d'oeuvre. L'occupant décide de recruter du personnel belge, et incite les hommes et les femmes à postuler pour un travail en Allemagne. Car même si dans l'esprit nazi, le foyer est la place de la femme, en temps de guerre, les sexes sont, temporairement, égaux. Le travail doit se faire.

La Première Guerre mondiale a beau être finie, l'entre-deux-guerres ne parvient pas à instaurer un apaisement universel. Plusieurs Etats-nations sont confrontés aux doléances de leurs minorités frustrées, les réparations de guerre infligent une grave humiliation à toute l'Allemagne et la Société des Nations, mal embarquée, s'avère inapte à transcender les intérêts nationaux. Et les démocraties, où le président Wilson aspire à instaurer sa " paix durable ", cherchent désespérément leur voie dans un faisceau de nationalisme, d'idéologie et de grande dépression économique.

La Première Guerre mondiale a laissé de profondes meurtrissures. La paix n'est donc pas une option et une politique de réarmement est donc inenvisageable. Mais, d'emblée, beaucoup sous-estiment le danger " Hitler ". L'homme est un nationaliste, mais il n'en semble pas moins " raisonnable ", pensent-ils. Le communisme est une menace autrement plus sérieuse. C'est pourquoi, en Grande-Bretagne, on opte pour l'" apaisement ", des concessions pour préserver la paix. Erreur capitale ! La guerre aurait-elle pris une autre tournure sans cette politique d'apaisement ? Poser la question n'est pas y répondre.

Le 10 mai 1940, l'armée du IIIe Reich envahit la Belgique, pays neutre. Le roi Léopold III abdiquera à peine dix-huit jours plus tard alors que les Allemands sont déjà sur la côte française. Avec un plan ingénieux, des manoeuvres de diversion, une imprévisible vague d'assaut via le Massif ardennais, les contingents allemands déconcertent totalement les forces belges, françaises et britanniques. Malgré leur infériorité numérique, les divisions blindées modernes de l'armée allemande taillent des brèches dans les lignes défensives alliées. Non sans résistance mais dès le départ, avec peu de préparation et de mauvais calculs, les Alliés jouent toujours avec un coup de retard. Le Blitzkrieg, la guerre éclair, les prendra à la gorge.

Alors qu'au front, la Seconde Guerre mondiale sévit dans toute sa violence, en territoire occupé, la population belge tente de mener une vie aussi normale que possible. Des soldats allemands qui, dans les villes et les villages, tuent le temps dans les cafés et les commerces tombent sous le charme des femmes belges, et vice versa. On estime à 20 000 le nombre d'enfants qui sont le fruit d'une mère belge et d'un père allemand. Souvent, par honte, la famille fait tout pour cacher la situation. Un mystère entretenu qui n'est pas sans conséquences : la plupart de ces enfants chercheront toute leur vie à connaître leurs racines et leur véritable identité.

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