Le gouvernement fédéral souhaite introduire la dégressivité des allocations de chômage pour activer les demandeurs d'emploi. "Le montant forfaitaire minimum sera à peine supérieur au revenu d'intégration sociale (hormis pour les cohabitants pour qui le montant sera inférieur au RIS) et largement en dessous du seuil de pauvreté", dénonce le BAPN. "Une étude européenne de 2005 a pourtant confirmé que plus la somme et la durée des allocations sont élevées, plus la chance de retrouver du travail est grande", réagit le réseau belge. De plus, "un emploi dépend largement de la volonté des employeurs et de la création d'emplois adaptés et diversifiés", souligne le BAPN. Pour le réseau belge de lutte contre la pauvreté, la réforme précipitera les personnes fragilisées concernées dans la pauvreté. "Sans cette réforme, les chiffres montrent qu'actuellement déjà la moitié des enfants belges vivant en dessous du seuil de pauvreté ont des parents au chômage", ajoute le réseau belge. "En voulant imposer cette réforme, le gouvernement fédéral va directement à l'encontre d'un engagement européen pris par la Belgique, à savoir sortir 380.000 personnes de la pauvreté d'ici 2020", conclut le BAPN. (MUA)

Le gouvernement fédéral souhaite introduire la dégressivité des allocations de chômage pour activer les demandeurs d'emploi. "Le montant forfaitaire minimum sera à peine supérieur au revenu d'intégration sociale (hormis pour les cohabitants pour qui le montant sera inférieur au RIS) et largement en dessous du seuil de pauvreté", dénonce le BAPN. "Une étude européenne de 2005 a pourtant confirmé que plus la somme et la durée des allocations sont élevées, plus la chance de retrouver du travail est grande", réagit le réseau belge. De plus, "un emploi dépend largement de la volonté des employeurs et de la création d'emplois adaptés et diversifiés", souligne le BAPN. Pour le réseau belge de lutte contre la pauvreté, la réforme précipitera les personnes fragilisées concernées dans la pauvreté. "Sans cette réforme, les chiffres montrent qu'actuellement déjà la moitié des enfants belges vivant en dessous du seuil de pauvreté ont des parents au chômage", ajoute le réseau belge. "En voulant imposer cette réforme, le gouvernement fédéral va directement à l'encontre d'un engagement européen pris par la Belgique, à savoir sortir 380.000 personnes de la pauvreté d'ici 2020", conclut le BAPN. (MUA)