"On m'a posé des questions techniques", a déclaré le directeur d'Amnesty Russie, Sergueï Nikitine, à l'agence de presse Interfax. "Ils essayent de trouver quelque chose pour engager des poursuites à l'avenir, mais ce sont là mes suppositions", a-t-il ajouté. Le bureau d'Amnesty à Moscou avait fait l'objet en mars d'une inspection du Parquet lorsque trois représentants du ministère public et un inspecteur du fisc s'étaient présentés dans les locaux de l'ONG pour exiger une série de documents. Ces contrôles sont intervenus après l'adoption d'une loi qui oblige les ONG bénéficiant d'un financement étranger et ayant "une activité politique" à se faire inscrire sur un registre d'"agents de l'étranger" et à se présenter en tant que tels dans toute activité publique. Le terme d'"agent de l'étranger" était appliqué aux opposants réels ou supposés à l'époque stalinienne, qui étaient alors fusillés ou envoyés dans les camps de travail. Il était aussi employé par les autorités soviétiques dans les années 1970 et 1980 pour qualifier les dissidents, accusés d'être à la solde de l'Occident. Fin avril, une première ONG russe, Golos, a été condamnée à une amende d'environ 7.500 euros pour ne pas s'être inscrite au registre des "agents de l'étranger". (Belga)

"On m'a posé des questions techniques", a déclaré le directeur d'Amnesty Russie, Sergueï Nikitine, à l'agence de presse Interfax. "Ils essayent de trouver quelque chose pour engager des poursuites à l'avenir, mais ce sont là mes suppositions", a-t-il ajouté. Le bureau d'Amnesty à Moscou avait fait l'objet en mars d'une inspection du Parquet lorsque trois représentants du ministère public et un inspecteur du fisc s'étaient présentés dans les locaux de l'ONG pour exiger une série de documents. Ces contrôles sont intervenus après l'adoption d'une loi qui oblige les ONG bénéficiant d'un financement étranger et ayant "une activité politique" à se faire inscrire sur un registre d'"agents de l'étranger" et à se présenter en tant que tels dans toute activité publique. Le terme d'"agent de l'étranger" était appliqué aux opposants réels ou supposés à l'époque stalinienne, qui étaient alors fusillés ou envoyés dans les camps de travail. Il était aussi employé par les autorités soviétiques dans les années 1970 et 1980 pour qualifier les dissidents, accusés d'être à la solde de l'Occident. Fin avril, une première ONG russe, Golos, a été condamnée à une amende d'environ 7.500 euros pour ne pas s'être inscrite au registre des "agents de l'étranger". (Belga)