"La Syrie est sans nul doute la plus grande menace pour la paix et la sécurité dans le monde aujourd'hui", a déclaré M. Brahimi dans une interview diffusée vendredi par la chaîne de télévision de l'ONU et dans laquelle il lance un appel aux différentes parties de venir s'asseoir à la table des négociations. "Les allégations selon lesquelles les armes chimiques ont été utilisées à quelques kilomètres du coeur de Damas soulignent l'importance de cette crise et ses dangers, non seulement pour le peuple syrien mais aussi pour le monde", a-t-il ajouté. L'opposition syrienne a indiqué que le régime de Damas avait utilisé des armes chimiques lors d'une attaque, qui a tué des centaines de personnes. M. Brahimi essaye depuis des mois de réunir dans une même conférence de la paix, appelée Genève 2, le régime du président syrien Bachar el-Assad et l'opposition. "Le problème c'est que chaque partie prenante à cette guerre civile pense gagner sur le plan militaire", alors que l'ONU estime qu'il ne peut pas y avoir de solution militaire, "personne ne va gagner", selon M. Brahimi. "Il ne peut y avoir qu'une solution politique, et le plus tôt on y travaillera, le mieux ce sera", a-t-il estimé. (Belga)