Les juges européens ont estimé que l'organisation de l'enseignement scolaire dans la petite ville de Sofades, peuplée à moitié de Roms, était discriminatoire et portait atteinte au droit à l'instruction. Ils ont ordonné aux autorités grecques de verser 1.000 euros de dommage moral à chacune des huit familles requérantes. A l'époque visée par la procédure, lors de l'année scolaire 2009-2010, Sofades comptait quatre écoles primaires, dont l'une n'accueillait que des enfants roms. Certains des élèves concernés y étaient inscrits alors même que leur domicile était plus proche d'une autre école. A l'inverse, certains enfants non roms habitaient près de l'établissement réservé aux roms, mais étaient inscrits ailleurs. La Cour relève que "les autorités compétentes, notamment le ministère de l'Education, étaient informées de l'existence d'une ségrégation ethnique des Roms de Sofades en matière de scolarisation", qu'elles ont "reconnu" ce problème et "la nécessité d'y remédier". Pour autant, la situation dénoncée par les requérants "a perduré jusqu'à l'année scolaire 2012-2013", selon les juges de Strasbourg, qui regrettent que les autorités d'Athènes aient "renoncé à des mesures antiségrégationnistes effectives". (Belga)

Les juges européens ont estimé que l'organisation de l'enseignement scolaire dans la petite ville de Sofades, peuplée à moitié de Roms, était discriminatoire et portait atteinte au droit à l'instruction. Ils ont ordonné aux autorités grecques de verser 1.000 euros de dommage moral à chacune des huit familles requérantes. A l'époque visée par la procédure, lors de l'année scolaire 2009-2010, Sofades comptait quatre écoles primaires, dont l'une n'accueillait que des enfants roms. Certains des élèves concernés y étaient inscrits alors même que leur domicile était plus proche d'une autre école. A l'inverse, certains enfants non roms habitaient près de l'établissement réservé aux roms, mais étaient inscrits ailleurs. La Cour relève que "les autorités compétentes, notamment le ministère de l'Education, étaient informées de l'existence d'une ségrégation ethnique des Roms de Sofades en matière de scolarisation", qu'elles ont "reconnu" ce problème et "la nécessité d'y remédier". Pour autant, la situation dénoncée par les requérants "a perduré jusqu'à l'année scolaire 2012-2013", selon les juges de Strasbourg, qui regrettent que les autorités d'Athènes aient "renoncé à des mesures antiségrégationnistes effectives". (Belga)