Mgr Léonard explique avoir envoyé, alors qu'il était évêque à Namur, M. Bleus au séminaire Saint-Paul à Louvain-la-Neuve où il n'est resté que quelques semaines. Récemment, Stéphane Bleus a indiqué à l'archevêque du diocèse de Malines-Bruxelles qu'il disposait de beaucoup d'argent et qu'il était prêt à le soutenir, à financer notamment une chaîne de télévision sur le web. Mgr Léonard a alors suggéré, parmi d'autres propositions, de financer "l'extension du séminaire de Limelette, en vue de former des prêtres du néocatéchuménat qui auraient pu aller en Chine par exemple". Cette extension n'a jamais été réalisée, précise-t-il. Dans son interview, Mgr Léonard évoque son rapport à l'argent et au luxe. Il dit qu'il "préférerait habiter un logement plus modeste que ce grand bâtiment de style classique très impressionnant" qu'il occupe à Malines. Il vit également un tiers de son temps dans un petit appartement à deux pas de la Gare du Midi à Bruxelles, ville où il emprunte les transports en commun. Sur le plan économique, Mgr Léonard s'en prend au libéralisme sauvage, "indigné par l'attitude des entreprises qui dégagent des bénéfices et délocalisent leurs activités (...) et cela au prix du licenciement de centaines de travailleurs". Il se déclare partisan de la taxe Tobin sur les opérations spéculatives. Il est favorable à un impôt sur les grosses fortunes, tout en soulignant le risque d'évasion fiscale. Il estime "qu'il faut se battre (en Belgique) pour éviter qu'on ne détricote notre sécurité sociale", et se dit "très étonné de la peine qu'éprouve Barack Obama à introduire aux Etats-Unis un système de sécurité sociale pourtant bien maigrichon par rapport au nôtre". Revenant enfin sur le fait que le pape François ne l'ait pas ordonné cardinal en janvier dernier, Mgr Léonard déclare avoir "regretté que Bruxelles n'ait pas plus de poids sur l'échiquier romain", tout en se disant soulagé de ne pas avoir "un agenda ingérable". (Belga)

Mgr Léonard explique avoir envoyé, alors qu'il était évêque à Namur, M. Bleus au séminaire Saint-Paul à Louvain-la-Neuve où il n'est resté que quelques semaines. Récemment, Stéphane Bleus a indiqué à l'archevêque du diocèse de Malines-Bruxelles qu'il disposait de beaucoup d'argent et qu'il était prêt à le soutenir, à financer notamment une chaîne de télévision sur le web. Mgr Léonard a alors suggéré, parmi d'autres propositions, de financer "l'extension du séminaire de Limelette, en vue de former des prêtres du néocatéchuménat qui auraient pu aller en Chine par exemple". Cette extension n'a jamais été réalisée, précise-t-il. Dans son interview, Mgr Léonard évoque son rapport à l'argent et au luxe. Il dit qu'il "préférerait habiter un logement plus modeste que ce grand bâtiment de style classique très impressionnant" qu'il occupe à Malines. Il vit également un tiers de son temps dans un petit appartement à deux pas de la Gare du Midi à Bruxelles, ville où il emprunte les transports en commun. Sur le plan économique, Mgr Léonard s'en prend au libéralisme sauvage, "indigné par l'attitude des entreprises qui dégagent des bénéfices et délocalisent leurs activités (...) et cela au prix du licenciement de centaines de travailleurs". Il se déclare partisan de la taxe Tobin sur les opérations spéculatives. Il est favorable à un impôt sur les grosses fortunes, tout en soulignant le risque d'évasion fiscale. Il estime "qu'il faut se battre (en Belgique) pour éviter qu'on ne détricote notre sécurité sociale", et se dit "très étonné de la peine qu'éprouve Barack Obama à introduire aux Etats-Unis un système de sécurité sociale pourtant bien maigrichon par rapport au nôtre". Revenant enfin sur le fait que le pape François ne l'ait pas ordonné cardinal en janvier dernier, Mgr Léonard déclare avoir "regretté que Bruxelles n'ait pas plus de poids sur l'échiquier romain", tout en se disant soulagé de ne pas avoir "un agenda ingérable". (Belga)