L'apport principal provient des entreprises privées, responsables de 68% des dépenses. Les aides fiscales qui déduisent 80% du précompte professionnel ne sont sans doute pas innocentes à ce phénomène. L'enseignement supérieur prend 23% à son compte, tandis que les pouvoirs publics pèsent pour 8%. "Mais c'est un chiffre qui a augmenté depuis 2008 et qui surtout reste stable dans notre pays, alors qu'il baisse chez certains voisins", insiste Philippe Courard, le secrétaire d'Etat à la Politique scientifique (PS). Alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni diminuent la croissance de leur investissement et que la plupart de nos pays limitrophes, à l'exception de l'Allemagne, se trouvent dans une situation moins favorable, ce chiffre croît en Belgique depuis 10 ans. Il est en outre supérieur à la moyenne européenne qui est de 2,06%, alors que l'Europe assigne à ses états-membres d'atteindre les 3% du PIB. Un seuil que la Belgique espère atteindre en 2020. "Partout en Europe, on diminue les crédits accordés à la recherche, sous prétexte d'austérité", souligne Philippe Courard. "Mais c'est une mauvaise idée, car dans un pays comme le nôtre, sans ressource naturelle, la recherche et le développement constituent de véritables gisements d'emploi", estime-t-il. (Belga)

L'apport principal provient des entreprises privées, responsables de 68% des dépenses. Les aides fiscales qui déduisent 80% du précompte professionnel ne sont sans doute pas innocentes à ce phénomène. L'enseignement supérieur prend 23% à son compte, tandis que les pouvoirs publics pèsent pour 8%. "Mais c'est un chiffre qui a augmenté depuis 2008 et qui surtout reste stable dans notre pays, alors qu'il baisse chez certains voisins", insiste Philippe Courard, le secrétaire d'Etat à la Politique scientifique (PS). Alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni diminuent la croissance de leur investissement et que la plupart de nos pays limitrophes, à l'exception de l'Allemagne, se trouvent dans une situation moins favorable, ce chiffre croît en Belgique depuis 10 ans. Il est en outre supérieur à la moyenne européenne qui est de 2,06%, alors que l'Europe assigne à ses états-membres d'atteindre les 3% du PIB. Un seuil que la Belgique espère atteindre en 2020. "Partout en Europe, on diminue les crédits accordés à la recherche, sous prétexte d'austérité", souligne Philippe Courard. "Mais c'est une mauvaise idée, car dans un pays comme le nôtre, sans ressource naturelle, la recherche et le développement constituent de véritables gisements d'emploi", estime-t-il. (Belga)