Des dizaines de milliers de personnes ont fui les villes de Bangalore et de Bombay ces derniers jours pour rentrer dans l'Etat de l'Assam (nord-est). Cet exode a été déclenché par l'envoi de menaces sur les téléphones portables et l'internet affirmant que les Assamais seraient attaqués par des musulmans après la fin du ramadan, en représailles à de récentes violences interethniques qui ont opposé les deux communautés dans cet Etat reculé de l'Inde. Le gouvernement a demandé à Twitter et à d'autres sites de réseaux sociaux de supprimer du contenu "malfaisant et incendiaire". Il a aussi bloqué des pages internet et l'envoi de textos "de masse". "Si Twitter ne répond pas à notre requête, nous prendrons des mesures appropriées", a indiqué un responsable au sein du ministère de l'Intérieur, R.K. Singh, cité dans le Times of India. Selon le quotidien, le gouvernement a demandé aux sites de répondre d'ici ce jeudi. Dans l'Assam, les violences entre musulmans et une tribu locale, la tribu Bodo, ont déjà fait 80 morts et provoqué le déplacement de plus de 400.000 personnes au cours du mois écoulé, selon les autorités. Les deux communautés se disputent depuis des années la propriété de terres. (MUA)

Des dizaines de milliers de personnes ont fui les villes de Bangalore et de Bombay ces derniers jours pour rentrer dans l'Etat de l'Assam (nord-est). Cet exode a été déclenché par l'envoi de menaces sur les téléphones portables et l'internet affirmant que les Assamais seraient attaqués par des musulmans après la fin du ramadan, en représailles à de récentes violences interethniques qui ont opposé les deux communautés dans cet Etat reculé de l'Inde. Le gouvernement a demandé à Twitter et à d'autres sites de réseaux sociaux de supprimer du contenu "malfaisant et incendiaire". Il a aussi bloqué des pages internet et l'envoi de textos "de masse". "Si Twitter ne répond pas à notre requête, nous prendrons des mesures appropriées", a indiqué un responsable au sein du ministère de l'Intérieur, R.K. Singh, cité dans le Times of India. Selon le quotidien, le gouvernement a demandé aux sites de répondre d'ici ce jeudi. Dans l'Assam, les violences entre musulmans et une tribu locale, la tribu Bodo, ont déjà fait 80 morts et provoqué le déplacement de plus de 400.000 personnes au cours du mois écoulé, selon les autorités. Les deux communautés se disputent depuis des années la propriété de terres. (MUA)