Mais "nous nous attendons à des combats (à Bentiu) d'un moment à l'autre", a-t-il précisé, ajoutant que les habitants commençaient à fuir, soit pour rentrer se mettre à l'abri dans leurs villages d'origine, soit pour trouver refuge auprès des Nations unies. Le Soudan du Sud, indépendant du Soudan depuis juillet 2011, est ravagé par les combats depuis le 15 décembre. Les affrontements ont d'abord opposé des unités de l'armée loyales au président sud-soudanais Salva Kiir et d'autres fidèles à l'ex-vice président Riek Machar, limogé en juillet. Puis les combats ont dégénéré, la rébellion menée par M. Machar fédérant désormais une alliance hétéroclite et plus ou moins stable de commandants de l'armée mutins et de milices ethniques. L'Etat d'Unité, qui concentre une large partie des champs pétroliers sud-soudanais, est stratégique. Mais les combats font aussi rage dans d'autres parties du pays, notamment près de Bor, capitale régionale de l'Etat du Jonglei (est), et Malakal, capitale de celle du Haut-Nil (nord-est), lui aussi pétrolier. Le gouvernement et les rebelles ont entamé des pourparlers dans la capitale éthiopienne Addis Abeba pour tenter d'instaurer un cessez-le-feu. Mais ces discussions buttent pour l'instant sur l'éventuelle libération de détenus proche de la rébellion arrêtés aux premiers jours des combats. La délégation rebelle à Addis Abeba fait de leur libération une précondition au cessez-le-feu, ce que refuse Juba. (Belga)

Mais "nous nous attendons à des combats (à Bentiu) d'un moment à l'autre", a-t-il précisé, ajoutant que les habitants commençaient à fuir, soit pour rentrer se mettre à l'abri dans leurs villages d'origine, soit pour trouver refuge auprès des Nations unies. Le Soudan du Sud, indépendant du Soudan depuis juillet 2011, est ravagé par les combats depuis le 15 décembre. Les affrontements ont d'abord opposé des unités de l'armée loyales au président sud-soudanais Salva Kiir et d'autres fidèles à l'ex-vice président Riek Machar, limogé en juillet. Puis les combats ont dégénéré, la rébellion menée par M. Machar fédérant désormais une alliance hétéroclite et plus ou moins stable de commandants de l'armée mutins et de milices ethniques. L'Etat d'Unité, qui concentre une large partie des champs pétroliers sud-soudanais, est stratégique. Mais les combats font aussi rage dans d'autres parties du pays, notamment près de Bor, capitale régionale de l'Etat du Jonglei (est), et Malakal, capitale de celle du Haut-Nil (nord-est), lui aussi pétrolier. Le gouvernement et les rebelles ont entamé des pourparlers dans la capitale éthiopienne Addis Abeba pour tenter d'instaurer un cessez-le-feu. Mais ces discussions buttent pour l'instant sur l'éventuelle libération de détenus proche de la rébellion arrêtés aux premiers jours des combats. La délégation rebelle à Addis Abeba fait de leur libération une précondition au cessez-le-feu, ce que refuse Juba. (Belga)