"Dans notre panier de législation, il y a assez de moyens pour prendre des mesures de précaution", a-t-il affirmé lors de l'émission Matin Première de la RTBF, dont il était l'invité. M. De Crem a souligné qu'il n'était "pas tellement partisan" d'un changement de la législation en la matière, alors que sa collègue de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), a proposé samedi de discuter d'un arrêté royal empêchant les départs de ces jeunes - près d'une centaine selon la presse - vers la Syrie. Quant au chef de file des libéraux francophones au gouvernement fédéral, Didier Reynders, il s'est dit favorable à des sanctions pénales dissuadant le départ. "Bien entendu, on peut décourager le départ, on peut prendre des contacts avec d'autres pays, comme la Turquie", a admis M. De Crem. Tout en notant que l'entourage familial et l'école jouent un rôle, il a souligné que les autorités sont également tenues de démotiver les gens à partir. "Ce n'est pas seulement la ministre de l'Intérieur qui sera dans une position de limiter les effets d'un intégrisme croissant", a-t-il fait valoir. Mais M. De Crem refuse la mise en cause des seules autorités ou de la société. "Je pense que (partir combattre à l'étranger) c'est toujours un choix individuel", a-t-il déclaré. Le ministre de la Défense a enfin souligné que la justice devrait examiner si ces jeunes n'ont pas, durant leur séjour en Syrie, commis des "actes répréhensibles" au regard du droit international. (Belga)

"Dans notre panier de législation, il y a assez de moyens pour prendre des mesures de précaution", a-t-il affirmé lors de l'émission Matin Première de la RTBF, dont il était l'invité. M. De Crem a souligné qu'il n'était "pas tellement partisan" d'un changement de la législation en la matière, alors que sa collègue de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), a proposé samedi de discuter d'un arrêté royal empêchant les départs de ces jeunes - près d'une centaine selon la presse - vers la Syrie. Quant au chef de file des libéraux francophones au gouvernement fédéral, Didier Reynders, il s'est dit favorable à des sanctions pénales dissuadant le départ. "Bien entendu, on peut décourager le départ, on peut prendre des contacts avec d'autres pays, comme la Turquie", a admis M. De Crem. Tout en notant que l'entourage familial et l'école jouent un rôle, il a souligné que les autorités sont également tenues de démotiver les gens à partir. "Ce n'est pas seulement la ministre de l'Intérieur qui sera dans une position de limiter les effets d'un intégrisme croissant", a-t-il fait valoir. Mais M. De Crem refuse la mise en cause des seules autorités ou de la société. "Je pense que (partir combattre à l'étranger) c'est toujours un choix individuel", a-t-il déclaré. Le ministre de la Défense a enfin souligné que la justice devrait examiner si ces jeunes n'ont pas, durant leur séjour en Syrie, commis des "actes répréhensibles" au regard du droit international. (Belga)