Dans son réquisitoire, qui a duré trois heures, le procureur Raffaele Guariniello a parlé d'un "immense désastre". "Nous ne sommes pas en présence d'événements sporadiques, mais de carences structurelles, dues à des choix généraux et des politiques d'entreprise décidées au niveau mondial", a-t-il dénoncé. Lors du procès en première instance, le parquet avait déjà réclamé 20 ans de prison contre les ex-propriétaires du groupe d'amiante italien Eternit S.p.A Gênes. Les accusés avaient finalement été condamnés, en février 2012, à 16 ans de prison pour "catastrophe environnementale intentionnelle" et "omission volontaire des mesures anticatastrophe" dans deux des quatre usines transalpines du groupe. Les faits ont été jugés prescrits concernant les deux autres sites. Le procureur Guariniello a toutefois exigé mercredi que les deux accusés soient aussi condamnés pour les victimes de l'amiante dans ces deux usines, jugeant que "leur responsabilité est encore actuelle". (NLE)