"Il est douloureux de constater que pendant l'Aïd al-Adha, les familles pleurent la mort de leurs proches au lieu de célébrer (cette fête) dans la paix et l'harmonie", a déclaré Lise Grande, coordinatrice humanitaire de l'ONU, dans un communiqué. "Selon les informations préliminaires, 40 personnes ont été tuées et 260 blessées depuis le 8 août", dont de nombreux civils, a-t-elle ajouté.

Médecins sans frontières, qui gère un hôpital d'Aden, a indiqué auparavant avoir admis 119 blessés en 24 heures. "Les organisations humanitaires sont sur le terrain et continue de fonctionner", a ajouté Mme Grande.

Mercredi, des affrontements avaient éclaté au sein du camp hostile aux rebelles Houthis, opposant les séparatistes du Sud aux unités du gouvernement et culminant avec la prise samedi du palais présidentiel à Aden.

Les circonstances du déclenchement des hostilités restent confuses, mais des responsables séparatistes ont accusé le parti islamiste Al-Islah d'avoir tué un commandant de la force "Cordon de sécurité" qui soutient leur cause. Or, selon eux, Al-Islah a infiltré le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Mme Grande a souligné que "la principale préoccupation de l'ONU à l'heure actuelle est d'envoyer des équipes médicales pour secourir les blessés". Elle a exprimé son inquiétude à la suite d'"informations selon lesquelles les civils piégés dans leurs maisons manquent de nourriture et d'eau", avant de rappeler les parties au conflit à "leurs obligations en vertu du droit international humanitaire" et de les appeler à "tout faire pour protéger tous les civils".