"Nous avons pris cette décision en signe de bonne volonté pour contribuer à une atmosphère propice à la diplomatie et au progrès de la paix", a-t-il expliqué à des journalistes en marge d'une réunion avec des homologues de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) dans la capitale thaïlandaise.

Le ministre américain avait déjà laissé entendre jeudi que les Etats-Unis pourraient ajuster l'ampleur des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud en fonction des progrès des négociations avec la Corée du Nord. "Nous ajusterons nos exercices militaires, à la hausse ou à la baisse, en fonction des besoins de la diplomatie", avait-il dit.

Les pourparlers entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont au point mort depuis l'échec d'un sommet à Hanoï en février entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Washington et Pyongyang n'étaient alors pas parvenus à s'entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d'une levée des sanctions économiques internationales.

M. Esper a appelé Pyongyang à retourner à la table des négociations et à "faire preuve de la même bonne volonté dans ses décisions concernant l'entraînement, les manoeuvres et les essais".

Mark Esper a tenu à préciser que ce report n'était pas une concession mais un effort pour donner "un peu plus de marge" aux diplomates pour conclure un accord.

Début novembre, la Corée du Nord avait vivement critiqué l'annonce de ces manoeuvres militaires, qui devaient débuter le 18 novembre, y voyant "une déclaration de confrontation" susceptible de nuire au processus diplomatique.