Un mois auparavant, ces experts avaient rédigé un communiqué dénonçant déjà ce même problème, qu'ils n'avaient pas publié, mais qui avait été divulgué dans les médias. Ils y suggéraient, pour obtenir une enquête crédible, qu'elle soit confiée à un organisme totalement indépendant de la police.

Mercredi, ce cercle d'experts a affirmé que ses échanges avec l'autorité de surveillance de la police hongkongaise (IPCC) n'avaient pas progressé depuis.

"En conséquence, le groupe indépendant d'experts (Independent Expert Panel, IEP) a décidé de se renoncer officiellement", indique le communiqué.

Les experts ont réitéré leurs critiques envers l'autorité de surveillance de la police hongkongaise.

"Nous avons finalement conclu que de graves lacunes étaient patentes dans les pouvoirs, les capacités et les possibilités d'enquêter de manière indépendante de l'IPCC", ont-ils écrit.

Une enquête de ce type est devenue l'une des principales revendications du mouvement pro-démocratie, qui manifeste depuis six mois dans le territoire semi-autonome chinois. Mais l'exécutif hongkongais dirigé par Carrie Lam a constamment rejeté cette demande.

Le groupe d'enquêteurs internationaux a été formé en septembre. Présidé par Dennis O'Connor, ancien magistrat canadien spécialiste du droit du maintien de l'ordre, il compte des experts venus d'autres pays anglophones comme le Royaume-Uni, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande.

Début décembre, le directeur de l'IPCC, Anthony Neoh, avait critiqué ses membres dans les médias chinois, estimant qu'ils "ne comprennent pas la situation à Hong Kong".

Les enquêteurs internationaux devaient publier début 2020 un pré-rapport sur le comportement de la police lors des manifestations.

Mais les détracteurs affirment que l'IPCC ne dispose pas de pouvoirs d'enquête adaptés, qu'il prend pour argent comptant les statistiques établies par la police, et qu'il est impuissant lorsqu'il s'agit de demander des comptes aux forces de l'ordre.

Il doit en effet se contenter de traiter les plaintes transmises par la police elle-même, et il ne peut pas citer à comparaître des témoins, ni demander à un juge d'obtenir des documents qui ne lui seraient pas transmis.

De telles restrictions, selon les experts, "ne permettent pas de commencer à répondre aux attentes des citoyens de Hong Kong qui auraient probablement besoin d'un organisme chargé de surveiller une police opérant dans une société qui valorise les libertés et les droits".

Le mouvement, qui est entré lundi dans son sixième mois de mobilisation, est né d'un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine. Le texte a été enterré, mais les manifestants ont élargi leurs revendications pour obtenir plus de démocratie.

Ces dernières semaines ont vu les violences entre manifestants et policiers se calmer, après la victoire écrasante des pro-démocratie aux élections locales du 24 novembre.

Dimanche, quelque 800.000 personnes selon les organisateurs (183.000 selon la police) avaient défilé, sans incident notable, pour protester contre l'autoritarisme des autorités hongkongaises fidèles à Pékin.

Un mois auparavant, ces experts avaient rédigé un communiqué dénonçant déjà ce même problème, qu'ils n'avaient pas publié, mais qui avait été divulgué dans les médias. Ils y suggéraient, pour obtenir une enquête crédible, qu'elle soit confiée à un organisme totalement indépendant de la police.Mercredi, ce cercle d'experts a affirmé que ses échanges avec l'autorité de surveillance de la police hongkongaise (IPCC) n'avaient pas progressé depuis."En conséquence, le groupe indépendant d'experts (Independent Expert Panel, IEP) a décidé de se renoncer officiellement", indique le communiqué.Les experts ont réitéré leurs critiques envers l'autorité de surveillance de la police hongkongaise."Nous avons finalement conclu que de graves lacunes étaient patentes dans les pouvoirs, les capacités et les possibilités d'enquêter de manière indépendante de l'IPCC", ont-ils écrit.Une enquête de ce type est devenue l'une des principales revendications du mouvement pro-démocratie, qui manifeste depuis six mois dans le territoire semi-autonome chinois. Mais l'exécutif hongkongais dirigé par Carrie Lam a constamment rejeté cette demande.Le groupe d'enquêteurs internationaux a été formé en septembre. Présidé par Dennis O'Connor, ancien magistrat canadien spécialiste du droit du maintien de l'ordre, il compte des experts venus d'autres pays anglophones comme le Royaume-Uni, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande.Début décembre, le directeur de l'IPCC, Anthony Neoh, avait critiqué ses membres dans les médias chinois, estimant qu'ils "ne comprennent pas la situation à Hong Kong".Les enquêteurs internationaux devaient publier début 2020 un pré-rapport sur le comportement de la police lors des manifestations.Mais les détracteurs affirment que l'IPCC ne dispose pas de pouvoirs d'enquête adaptés, qu'il prend pour argent comptant les statistiques établies par la police, et qu'il est impuissant lorsqu'il s'agit de demander des comptes aux forces de l'ordre.Il doit en effet se contenter de traiter les plaintes transmises par la police elle-même, et il ne peut pas citer à comparaître des témoins, ni demander à un juge d'obtenir des documents qui ne lui seraient pas transmis.De telles restrictions, selon les experts, "ne permettent pas de commencer à répondre aux attentes des citoyens de Hong Kong qui auraient probablement besoin d'un organisme chargé de surveiller une police opérant dans une société qui valorise les libertés et les droits". Le mouvement, qui est entré lundi dans son sixième mois de mobilisation, est né d'un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine. Le texte a été enterré, mais les manifestants ont élargi leurs revendications pour obtenir plus de démocratie. Ces dernières semaines ont vu les violences entre manifestants et policiers se calmer, après la victoire écrasante des pro-démocratie aux élections locales du 24 novembre.Dimanche, quelque 800.000 personnes selon les organisateurs (183.000 selon la police) avaient défilé, sans incident notable, pour protester contre l'autoritarisme des autorités hongkongaises fidèles à Pékin.