Ce jeudi, un tribunal indien a reconnu coupables 24 personnes du massacre de musulmans. Le juge PB Desai a acquitté 36 autres personnes également poursuivies pour le meurtre de ces 69 musulmans, qui s'étaient réfugiés dans une résidence de la ville d'Ahmedabad pour échapper aux violences. L'accusation demandait la perpétuité pour tous les accusés, poursuivis pour avoir brûlé le complexe de la Gulbarg Society et d'avoir massacré à coups de hache les musulmans qui s'y étaient réfugiés. Les peines seront connues ultérieurement

Troisième pays musulman au monde, l'Islam comme deuxième religion après l'Hindouisme, l'Inde compte pas moins de 13,4% de sa population comme adhérente à cette religion. Ce qui représente environ 138 millions de personnes. Entre les religions et les castes, plusieurs conflits communautaires restent en suspens.Les peines seront connues ultérieurement.

En 2002, des violences entre hindous et musulmans avaient éclaté dans l'Etat fédéré du Gujarat. C'est un incendie déclenché dans un wagon de train qui a engendré l'un des faits de violence les plus meurtriers en Inde. Initialement imputé par des musulmans, 59 pèlerins hindous sont morts. En représailles, les hindous attaquèrent des quartiers musulmans, ce qui engendra la mort de plus de 1000 personnes. Narendra Modi, actuel premier ministre de l'Inde, était alors ministre chef du Gujarat. Membre d'un parti hindou, souvent accusé d'islamophobie, son manque de réactions face à ces violences interreligieuses, a été pointée du doigt. Il a cependant toujours rejeté cette accusation.

Un manifestant indien frappe un pousse-pousse en feu avec un bâton à Ahmedabad, la ville principale de l'ouest de l'état de Gujarat, le 28 février 2002. Des foules enervées se déchaînent, détruisant les biens des musulmans en représailles d'une attaque brûlant à vif 58 activistes hindous et leurs enfants dans un train., REUTERS
Un manifestant indien frappe un pousse-pousse en feu avec un bâton à Ahmedabad, la ville principale de l'ouest de l'état de Gujarat, le 28 février 2002. Des foules enervées se déchaînent, détruisant les biens des musulmans en représailles d'une attaque brûlant à vif 58 activistes hindous et leurs enfants dans un train. © REUTERS
Ce jeudi, un tribunal indien a reconnu coupables 24 personnes du massacre de musulmans. Le juge PB Desai a acquitté 36 autres personnes également poursuivies pour le meurtre de ces 69 musulmans, qui s'étaient réfugiés dans une résidence de la ville d'Ahmedabad pour échapper aux violences. L'accusation demandait la perpétuité pour tous les accusés, poursuivis pour avoir brûlé le complexe de la Gulbarg Society et d'avoir massacré à coups de hache les musulmans qui s'y étaient réfugiés. Les peines seront connues ultérieurementTroisième pays musulman au monde, l'Islam comme deuxième religion après l'Hindouisme, l'Inde compte pas moins de 13,4% de sa population comme adhérente à cette religion. Ce qui représente environ 138 millions de personnes. Entre les religions et les castes, plusieurs conflits communautaires restent en suspens.Les peines seront connues ultérieurement.En 2002, des violences entre hindous et musulmans avaient éclaté dans l'Etat fédéré du Gujarat. C'est un incendie déclenché dans un wagon de train qui a engendré l'un des faits de violence les plus meurtriers en Inde. Initialement imputé par des musulmans, 59 pèlerins hindous sont morts. En représailles, les hindous attaquèrent des quartiers musulmans, ce qui engendra la mort de plus de 1000 personnes. Narendra Modi, actuel premier ministre de l'Inde, était alors ministre chef du Gujarat. Membre d'un parti hindou, souvent accusé d'islamophobie, son manque de réactions face à ces violences interreligieuses, a été pointée du doigt. Il a cependant toujours rejeté cette accusation.