"Malgré les sanctions, malgré toutes les difficultés, nous allons être aux côtés de notre peuple, pour vous garantir que vous aurez du combustible", a assuré M. Quevedo à la télévision publique VTV.

Le ministre, qui est aussi le président de la compagnie pétrolière publique PDVSA, a annoncé un "plan de rétablissement du raffinage national" pour augmenter la production d'essence.

Depuis une semaine, des pénuries de carburant affectent plusieurs régions du Venezuela, obligeant les automobilistes à faire la queue pendant parfois plusieurs jours devant les stations-service. Dans les Etats de Tachira (ouest) et de Bolivar (sud), ces pénuries ont entraîné la fermeture des écoles et laissé les banques sans argent liquide, les convoyeurs de fonds ne pouvant circuler faute d'essence.

Les Etats-Unis, qui souhaitent le départ du président Nicolas Maduro, imposent depuis le 28 avril un embargo sur le pétrole vénézuélien, source de 96% des recettes de ce pays qui compte les plus grandes réserves prouvées de brut au monde, mais est actuellement en proie à la pire crise politique et économique de son histoire.

Faute de capacités de raffinage suffisantes, le Venezuela achète une partie de l'essence qu'il consomme à des entreprises américaines, ce qui est désormais rendu difficile par les sanctions imposées par Washington. Selon l'opposition, le pays manque d'environ 100.000 barils par jour pour faire face à ses besoins internes.

Selon l'Opep, la production de pétrole au Venezuela n'était que de 1,04 millions de barils par jour en avril 2019, contre 3,2 millions dix ans plus tôt. L'opposition attribue cet effondrement à la mauvaise gestion de PDVSA, au manque d'investissements et à la corruption.