"Entre le 1er janvier et le mois de mai 2019, 2.014 personnes ont été arrêtées, en majorité des manifestants", a déclaré Alfredo Romero, le directeur de Foro Penal, pendant une conférence de presse. Selon M. Romero, sur ces 2.014 personnes, plus de 800 sont toujours détenues à l'heure actuelle, dont plusieurs militaires. Les manifestations se sont multipliées dans tout le Venezuela depuis que Juan Guaido s'est proclamé président par intérim depuis le 23 janvier et qu'il a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis.

Mardi dernier, le chef de file de l'opposition a lancé un appel au soulèvement militaire, flanqué de plusieurs soldats entrés en rébellion. Dans la foulée, de nouvelles manifestations anti-Maduro ont eu lieu, au cours desquelles de violents heurts se sont produits. Mais le soulèvement a fait long feu. Dans la journée, une trentaine de soldats a demandé l'asile à l'ambassade du Brésil, puis le chef de l'Etat a affirmé avoir déjoué une "escarmouche putschiste". Il a également assuré qu'il punirait les "traîtres".

Selon Alfredo Romero, 339 personnes, des civils et des militaires, ont été arrêtées après cet appel au soulèvement et 82 personnes sont toujours détenues. De son côté le parquet général a annoncé lundi que 233 personnes avaient été appréhendées après l'appel de Juan Guaido et que 5 personnes avaient été tuées lors des manifestations de mardi et de mercredi.