M. Orban s'est engagé devant la direction du Parti populaire européen (PPE, droite) à respecter toutes les demandes de la Commission européenne et à les mettre en oeuvre dans les délais impartis, a déclaré devant des journalistes Siegfried Muresan, un porte-parole du président du PPE, Joseph Daul.

"La présidence du PPE a émis un message clair à l'encontre du Premier ministre Orban et de son parti Fidesz (qui est membre du PPE, ndlr) qu'elle n'acceptera ni une quelconque restriction des libertés de base ni le fait que l'Etat de droit soit bafoué", a précisé M. Daul dans un communiqué.

"Le PPE a demandé à Fidesz et aux autorités hongroises qu'ils fassent toutes les démarches nécessaires pour se conformer aux demandes de la Commission", a-t-il ajouté.

Mercredi, la Commission européenne avait haussé le ton face à la Hongrie en ouvrant une procédure d'infraction contre sa loi sur les universités étrangères, l'une des initiatives qui font craindre à Bruxelles une dérive autoritaire du gouvernement de M. Orban.

Selon la Commission, cette loi fait peser une menace sur l'Université d'Europe centrale (CEU), fondée en Hongrie par le milliardaire américain d'origine hongroise George Soros, bête noire de M. Orban.

- 'Pas de privilèges spéciaux' -

"Le gouvernement hongrois est prêt à coopérer avec la Commission européenne sur toutes les questions ouvertes", a fait savoir Viktor Orban via son porte-parole Bertalan Havasi, cité par l'agence de presse nationale MTI.

M. Orban a réaffirmé que la Hongrie "ne souhaite pas fermer l'université CEU de Georges Soros opérant à Budapest", selon son porte-parole.

Toutefois, "aucune université en Hongrie ne peut bénéficier de privilèges spéciaux. Les règles doivent s'appliquer de la même façon à tout le monde", a-t-il aussitôt ajouté.

La loi sur les universités étrangères, ainsi qu'une proposition de renforcement du contrôle sur les ONG internationales en Hongrie, ont soulevé une forte inquiétude en Europe.

Elles ont aussi déclenché le plus important mouvement de protestation dans le pays contre le gouvernement Orban depuis son élection en 2010, avec de nombreuses manifestations à Budapest.

Dans une interview à la télévision publique hongroise, le chef de cabinet de M. Orban, Antal Rogan, a précisé que "M. Orban a clairement expliqué durant la rencontre (avec ses collègues du PPE) que selon nous aucune modification légale ne menace la présence de la CEU" en Hongrie.

Citant M. Orban, son chef de cabinet a souligné que "la liberté d'éducation et de la recherche scientifique (de cet établissement) est garantie" et que "l'université peut lancer sa nouvelle année scolaire".

Dans un communiqué, la CEU s'est félicitée du "message clair" du PPE adressé à Viktor Orban et a "pris note" de la promesse de ce dernier d'accepter les demandes de la Commission.

"Nous appelons le gouvernement hongrois à commencer des discussions immédiatement avec les autorités américaines compétentes --en l'occurrence l'Etat de New York-- afin de conclure un accord qui garantit le droit de la CEU à rester à Budapest en tant qu'institution libre".

M. Orban s'est engagé devant la direction du Parti populaire européen (PPE, droite) à respecter toutes les demandes de la Commission européenne et à les mettre en oeuvre dans les délais impartis, a déclaré devant des journalistes Siegfried Muresan, un porte-parole du président du PPE, Joseph Daul."La présidence du PPE a émis un message clair à l'encontre du Premier ministre Orban et de son parti Fidesz (qui est membre du PPE, ndlr) qu'elle n'acceptera ni une quelconque restriction des libertés de base ni le fait que l'Etat de droit soit bafoué", a précisé M. Daul dans un communiqué."Le PPE a demandé à Fidesz et aux autorités hongroises qu'ils fassent toutes les démarches nécessaires pour se conformer aux demandes de la Commission", a-t-il ajouté.Mercredi, la Commission européenne avait haussé le ton face à la Hongrie en ouvrant une procédure d'infraction contre sa loi sur les universités étrangères, l'une des initiatives qui font craindre à Bruxelles une dérive autoritaire du gouvernement de M. Orban.Selon la Commission, cette loi fait peser une menace sur l'Université d'Europe centrale (CEU), fondée en Hongrie par le milliardaire américain d'origine hongroise George Soros, bête noire de M. Orban.- 'Pas de privilèges spéciaux' -"Le gouvernement hongrois est prêt à coopérer avec la Commission européenne sur toutes les questions ouvertes", a fait savoir Viktor Orban via son porte-parole Bertalan Havasi, cité par l'agence de presse nationale MTI. M. Orban a réaffirmé que la Hongrie "ne souhaite pas fermer l'université CEU de Georges Soros opérant à Budapest", selon son porte-parole.Toutefois, "aucune université en Hongrie ne peut bénéficier de privilèges spéciaux. Les règles doivent s'appliquer de la même façon à tout le monde", a-t-il aussitôt ajouté.La loi sur les universités étrangères, ainsi qu'une proposition de renforcement du contrôle sur les ONG internationales en Hongrie, ont soulevé une forte inquiétude en Europe.Elles ont aussi déclenché le plus important mouvement de protestation dans le pays contre le gouvernement Orban depuis son élection en 2010, avec de nombreuses manifestations à Budapest.Dans une interview à la télévision publique hongroise, le chef de cabinet de M. Orban, Antal Rogan, a précisé que "M. Orban a clairement expliqué durant la rencontre (avec ses collègues du PPE) que selon nous aucune modification légale ne menace la présence de la CEU" en Hongrie. Citant M. Orban, son chef de cabinet a souligné que "la liberté d'éducation et de la recherche scientifique (de cet établissement) est garantie" et que "l'université peut lancer sa nouvelle année scolaire".Dans un communiqué, la CEU s'est félicitée du "message clair" du PPE adressé à Viktor Orban et a "pris note" de la promesse de ce dernier d'accepter les demandes de la Commission."Nous appelons le gouvernement hongrois à commencer des discussions immédiatement avec les autorités américaines compétentes --en l'occurrence l'Etat de New York-- afin de conclure un accord qui garantit le droit de la CEU à rester à Budapest en tant qu'institution libre".