Cet "Hijab Day" a été lancé sur Facebook par un collectif d'étudiants de Sciences Po Paris, un établissement prestigieux qui forme une partie des élites du pays mais aussi de nombreux étudiants étrangers.

Mercredi matin, une dizaine d'étudiantes distribuaient des tracts dans le hall de l'établissement, devant une table recouverte d'écharpes et de voiles. Il s'agit "de sensibiliser les gens, d'ouvrir le débat et de redonner la parole aux femmes voilées qui sont souvent dans le débat public mais qu'on n'entend pas", soulignait l'une des organisatrices, Laetitia.

Plusieurs membres du collectif se défendaient de tout prosélytisme. "On ne force personne", s'exclame Imen, qui a mis un voile pour la première fois "ce matin, dans le métro" et a noté "des regards" sur elle.

Si certains étudiants saluaient une "démarche de discussions", l'initiative a suscité une forte désapprobation dans la classe politique et sur internet. Plusieurs voix dans l'opposition de droite ont manifesté leur "désapprobation" tandis que la ministre socialiste des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a dénoncé "une forme de provocation dans cette initiative".

Au nom de la laïcité, la France impose une stricte neutralité religieuse à l'Etat et interdit les signes religieux ostentatoires à l'école. En revanche, au nom de la liberté de conscience, le voile est autorisé dans l'enseignement supérieur, fréquenté par des adultes.

Cet "Hijab Day" a été lancé sur Facebook par un collectif d'étudiants de Sciences Po Paris, un établissement prestigieux qui forme une partie des élites du pays mais aussi de nombreux étudiants étrangers. Mercredi matin, une dizaine d'étudiantes distribuaient des tracts dans le hall de l'établissement, devant une table recouverte d'écharpes et de voiles. Il s'agit "de sensibiliser les gens, d'ouvrir le débat et de redonner la parole aux femmes voilées qui sont souvent dans le débat public mais qu'on n'entend pas", soulignait l'une des organisatrices, Laetitia. Plusieurs membres du collectif se défendaient de tout prosélytisme. "On ne force personne", s'exclame Imen, qui a mis un voile pour la première fois "ce matin, dans le métro" et a noté "des regards" sur elle. Si certains étudiants saluaient une "démarche de discussions", l'initiative a suscité une forte désapprobation dans la classe politique et sur internet. Plusieurs voix dans l'opposition de droite ont manifesté leur "désapprobation" tandis que la ministre socialiste des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a dénoncé "une forme de provocation dans cette initiative". Au nom de la laïcité, la France impose une stricte neutralité religieuse à l'Etat et interdit les signes religieux ostentatoires à l'école. En revanche, au nom de la liberté de conscience, le voile est autorisé dans l'enseignement supérieur, fréquenté par des adultes.