Malgré l'arrestation quelques heures après le larcin d'un suspect par la police et la restitution du tableau, les faits restent humiliants pour la galerie Tretiakov, l'un des principaux musées russes, huit mois après un autre incident qui avait vu un visiteur y vandaliser une toile réputée.

Les images de vidéosurveillance diffusées dans les médias russes montrent un mode opératoire d'une rare simplicité. Un homme au crâne rasé et vêtu de noir s'approche à visage découvert d'un tableau du peintre russe Arkhip Kouïndji représentant un paysage de Crimée, avant de le décrocher et de l'emporter sous le regard interloqué des autres visiteurs du musée, très fréquenté en ce dimanche soir.

La galerie Tretiakov, située dans le centre de Moscou, n'a pas expliqué le manque de réactivité des membres du service de sécurité du musée lors de ce vol qui a eu lieu vers 18H00 (15H00 GMT), alors que la galerie était ouverte au public.

Selon la direction du musée, l'alarme a été donnée par un surveillant, mais seulement après la sortie du voleur, qui est parti en voiture.

Le ministère russe de la Culture a, de son côté, annoncé son intention de mener des audits de la sécurité des principaux musées russes, ainsi que d'équiper tous les tableaux de la galerie Tretiakov d'alarmes se déclenchant si un visiteur venait à s'approcher trop près.

Un suspect de 31 ans a été interpellé lundi matin par la police en périphérie de Moscou.

La toile, qui représente le mont Aï-Petri en Crimée et a été peinte entre 1898 et 1908 par le paysagiste Arkhip Kouïndji, a été retrouvée sur un chantier où elle avait été cachée, selon un communiqué du ministère russe de l'Intérieur.

Des images diffusées par le ministère montrent des policiers armés tenant le suspect contre le sol et dévoilant la peinture, qui semble intacte.

Prêtée par le célèbre Musée Russe de Saint-Pétersbourg, elle a été estimée à environ 175.000 euros par un historien de l'art interrogé par l'agence publique TASS.

"Miracle"-

Selon les autorités, le voleur présumé avait déjà été inculpé par le passé de détention de stupéfiants et faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire. La police tente de déterminer s'il a agi avec l'aide de complices.

La directrice de la galerie Tretiakov, Zelfira Tregoulova, a qualifié lors d'une conférence de presse de "miracle" le fait que la toile a été retrouvée rapidement et sans dommage. Des experts doivent désormais l'examiner plus en détail.

Elle a estimé que son institution, en plus de moderniser sa sécurité, devait changer sa "mentalité" pour mieux se préparer à ce genre d'incident, alors que les salles des grands musées russes sont souvent surveillés par des personnes âgées chargées surtout de la discipline des visiteurs.

Fondée en 1856, la galerie Tretiakov possède une des plus riches collections de Russie. Parmi ses pièces maitresses sont exposés des oeuvres de Marc Chagall, de Vassily Kandinsky ou le célèbre "Carré noir sur fond blanc" de Kasimir Malevitch.

Il s'agit du deuxième incident embarrassant en moins d'un an mettant en cause les mesures de sécurité.

Fin mai, un homme de 37 ans avait vandalisé, en brisant la vitre de protection, l'une des plus célèbres toiles de la galerie, représentant Ivan le Terrible tuant son fils, peinte par Ilia Répine.

Déchirée à trois endroits, la peinture avait dû être retirée de la salle où elle était exposée, pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale.

Le Kremlin a assuré lundi que la galerie était "protégée de manière adéquate", mais a reconnu que des "conclusions devaient être tirées" en termes de sécurité après ce vol.

Malgré l'arrestation quelques heures après le larcin d'un suspect par la police et la restitution du tableau, les faits restent humiliants pour la galerie Tretiakov, l'un des principaux musées russes, huit mois après un autre incident qui avait vu un visiteur y vandaliser une toile réputée.Les images de vidéosurveillance diffusées dans les médias russes montrent un mode opératoire d'une rare simplicité. Un homme au crâne rasé et vêtu de noir s'approche à visage découvert d'un tableau du peintre russe Arkhip Kouïndji représentant un paysage de Crimée, avant de le décrocher et de l'emporter sous le regard interloqué des autres visiteurs du musée, très fréquenté en ce dimanche soir.La galerie Tretiakov, située dans le centre de Moscou, n'a pas expliqué le manque de réactivité des membres du service de sécurité du musée lors de ce vol qui a eu lieu vers 18H00 (15H00 GMT), alors que la galerie était ouverte au public.Selon la direction du musée, l'alarme a été donnée par un surveillant, mais seulement après la sortie du voleur, qui est parti en voiture.Le ministère russe de la Culture a, de son côté, annoncé son intention de mener des audits de la sécurité des principaux musées russes, ainsi que d'équiper tous les tableaux de la galerie Tretiakov d'alarmes se déclenchant si un visiteur venait à s'approcher trop près.Un suspect de 31 ans a été interpellé lundi matin par la police en périphérie de Moscou.La toile, qui représente le mont Aï-Petri en Crimée et a été peinte entre 1898 et 1908 par le paysagiste Arkhip Kouïndji, a été retrouvée sur un chantier où elle avait été cachée, selon un communiqué du ministère russe de l'Intérieur.Des images diffusées par le ministère montrent des policiers armés tenant le suspect contre le sol et dévoilant la peinture, qui semble intacte.Prêtée par le célèbre Musée Russe de Saint-Pétersbourg, elle a été estimée à environ 175.000 euros par un historien de l'art interrogé par l'agence publique TASS.Selon les autorités, le voleur présumé avait déjà été inculpé par le passé de détention de stupéfiants et faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire. La police tente de déterminer s'il a agi avec l'aide de complices.La directrice de la galerie Tretiakov, Zelfira Tregoulova, a qualifié lors d'une conférence de presse de "miracle" le fait que la toile a été retrouvée rapidement et sans dommage. Des experts doivent désormais l'examiner plus en détail.Elle a estimé que son institution, en plus de moderniser sa sécurité, devait changer sa "mentalité" pour mieux se préparer à ce genre d'incident, alors que les salles des grands musées russes sont souvent surveillés par des personnes âgées chargées surtout de la discipline des visiteurs.Fondée en 1856, la galerie Tretiakov possède une des plus riches collections de Russie. Parmi ses pièces maitresses sont exposés des oeuvres de Marc Chagall, de Vassily Kandinsky ou le célèbre "Carré noir sur fond blanc" de Kasimir Malevitch.Il s'agit du deuxième incident embarrassant en moins d'un an mettant en cause les mesures de sécurité.Fin mai, un homme de 37 ans avait vandalisé, en brisant la vitre de protection, l'une des plus célèbres toiles de la galerie, représentant Ivan le Terrible tuant son fils, peinte par Ilia Répine.Déchirée à trois endroits, la peinture avait dû être retirée de la salle où elle était exposée, pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale.Le Kremlin a assuré lundi que la galerie était "protégée de manière adéquate", mais a reconnu que des "conclusions devaient être tirées" en termes de sécurité après ce vol.