La juridiction, qui avait été saisie par le président turc, a "en partie accédé à la requête" qu'il avait présentée, et a "défendu à Böhmermann (l'auteur du poème, NDLR) l'expression de certains passages qui, en raison de leur contenu outrageant et portant atteinte à l'honneur, n'ont pas à être supportés par Erdogan", souligne le tribunal dans un communiqué. Sur les 24 lignes de ce poème dans lequel le président turc était traité de pédophile et de zoophile, seules six subsistent, dans la version annotée par l'ordonnance rendue par le tribunal.

Le 31 mars, l'humoriste Jan Böhmermann, qui commente de manière souvent provocatrice l'actualité dans son émission "Neo Magazin Royale" avait expliqué savoir qu'en prononçant ce poème, il allait au-delà de ce que le droit allemand autorise. Il entendait ainsi démontrer par l'absurde combien le pouvoir turc avait eu tort de s'attaquer à un autre texte, une chanson diffusée 15 jours plus tôt à la télévision allemande et critiquant la remise en cause des libertés publiques en Turquie.

L'affaire a empoisonné les relations entre l'Allemagne et la Turquie, partenaire crucial pour tenter de juguler l'afflux de migrants en Europe. La chancelière Angela Merkel a autorisé -- comme le requiert le code pénal allemand dans le cadre du délit d'insulte à un représentant d'un Etat étranger -- les poursuites souhaitées par Ankara contre l'humoriste qui devra donc répondre de son poème devant un tribunal. (Belga)

La juridiction, qui avait été saisie par le président turc, a "en partie accédé à la requête" qu'il avait présentée, et a "défendu à Böhmermann (l'auteur du poème, NDLR) l'expression de certains passages qui, en raison de leur contenu outrageant et portant atteinte à l'honneur, n'ont pas à être supportés par Erdogan", souligne le tribunal dans un communiqué. Sur les 24 lignes de ce poème dans lequel le président turc était traité de pédophile et de zoophile, seules six subsistent, dans la version annotée par l'ordonnance rendue par le tribunal.Le 31 mars, l'humoriste Jan Böhmermann, qui commente de manière souvent provocatrice l'actualité dans son émission "Neo Magazin Royale" avait expliqué savoir qu'en prononçant ce poème, il allait au-delà de ce que le droit allemand autorise. Il entendait ainsi démontrer par l'absurde combien le pouvoir turc avait eu tort de s'attaquer à un autre texte, une chanson diffusée 15 jours plus tôt à la télévision allemande et critiquant la remise en cause des libertés publiques en Turquie. L'affaire a empoisonné les relations entre l'Allemagne et la Turquie, partenaire crucial pour tenter de juguler l'afflux de migrants en Europe. La chancelière Angela Merkel a autorisé -- comme le requiert le code pénal allemand dans le cadre du délit d'insulte à un représentant d'un Etat étranger -- les poursuites souhaitées par Ankara contre l'humoriste qui devra donc répondre de son poème devant un tribunal. (Belga)