Ahmadreza Djalali, 45 ans, a été arrêté en avril 2016 par les services de sécurité iraniens sur une route entre Téhéran et Karaj lorsqu'il rendait visite à sa famille. Il n'aura ni avocat, ni procès et son seul contact avec l'extérieur est un appel toutes les deux semaines à sa famille.

Ahmadreza Djalali est chercheur au CRIMEDIM, un centre de recherche en médecine de catastrophe situé dans le nord de l'Italie qui collabore avec la VUB. "Il est retourné en Iran au mois d'avril et était attendu en Italie au mois de mai, mais il n'est jamais arrivé", explique Gerlant van Berlaer, de l' UZ Brussel, qui a suivi une formation avec le chercheur iranien.

Sa femme a, dans un premier temps, dit qu'il avait eu un accident de voiture et qu'il était dans le coma. Elle a caché l'arrestation pour éviter de braquer l'état iranien. Ce ne sera qu'en octobre que la vérité éclate. "Mais nous n'en avons pas parlé à la demande de la famille" dit encore Van Berlaer dans De Morgen.

Peine de mort

Mercredi, la mauvaise nouvelle est tombée. Selon sa soeur il a été obligé de signer des aveux et a été condamné à mort. Il s'agirait de sécurité nationale. On lui reproche de collaborer avec des scientifiques issus de pays ennemis.

Selon le professeur Ives Hubloue (VUB) "nos formations dans ce centre sont très recherchées et nous avons des docteurs d'un peu partout dans le monde qui les suivent. Donc, des docteurs qui viennent aussi des États-Unis, d'Arabie saoudite et d'Israël. Ces accusations sont un non-sens, on ne peut pas lui reprocher des collaborations au niveau international puisque c'est un des aspects cruciaux de ce genre de collaboration surtout lorsqu'on doit faire face à des drames de grosses ampleurs."

Une intuition partagée par Gerlant van Berlaer "Ahmadreza a la double nationalité suédoise et iranienne. Nous travaillons régulièrement avec des collègues israéliens, nous menons des recherches sur les tremblements de terre et les catastrophes nucléaires qui entraînent l'utilisation de termes sensibles."

Une pétition

Les médecins du European Master in Disaster Medicine, une formation qui enseigne la médecine de catastrophe, ont lancé une pétition contre la peine de mort infligée à leur collègue iranien. La pétition sera remise au président iranien Hassan Rohani. Elle est disponible sur https://www.change.org/p/hassan-rouhani-urgent-justice-and-freedom-for-ahmadreza-djalali-md-emdm-phd.

Mais le temps presse, car selon la famille, l'exécution pourrait prendre place d'ici deux semaines. Sa santé s'est aussi fort détériorée, car il s'est lancé dans une grève de la faim il y a deux mois. À cela s'ajoutent des conditions de détention très rudes. Il aurait perdu près de 20 kilos et ses reins seraient en piteux état.

Caroline Pauwels, recteur de la VUB, appelle à l'action. "Un scientifique qui fait un travail humanitaire capital risque d'être exécuté sans autre forme de procès. C'est une grave violation des droits universels qui ne peut être ignorée." dit-elle dans De Morgen.

Charles Michel et Didier Reynders (MR) sont au courant de l'affaire . "Monsieur Djalali n'est pas Belge, mais nous allons prendre contact avec les représentants diplomatiques de l'UE pour voir quelles démarches sont envisageables" précise encore le porte-parole de Reynders dans De Morgen. Le premier ministre suédois, pays où Ahmadreza Djalali a réussi son doctorat, a promis d'aborder le sujet lors de sa visite dans ce pays la semaine prochaine.

Ahmadreza Djalali, 45 ans, a été arrêté en avril 2016 par les services de sécurité iraniens sur une route entre Téhéran et Karaj lorsqu'il rendait visite à sa famille. Il n'aura ni avocat, ni procès et son seul contact avec l'extérieur est un appel toutes les deux semaines à sa famille. Ahmadreza Djalali est chercheur au CRIMEDIM, un centre de recherche en médecine de catastrophe situé dans le nord de l'Italie qui collabore avec la VUB. "Il est retourné en Iran au mois d'avril et était attendu en Italie au mois de mai, mais il n'est jamais arrivé", explique Gerlant van Berlaer, de l' UZ Brussel, qui a suivi une formation avec le chercheur iranien. Sa femme a, dans un premier temps, dit qu'il avait eu un accident de voiture et qu'il était dans le coma. Elle a caché l'arrestation pour éviter de braquer l'état iranien. Ce ne sera qu'en octobre que la vérité éclate. "Mais nous n'en avons pas parlé à la demande de la famille" dit encore Van Berlaer dans De Morgen.Peine de mort Mercredi, la mauvaise nouvelle est tombée. Selon sa soeur il a été obligé de signer des aveux et a été condamné à mort. Il s'agirait de sécurité nationale. On lui reproche de collaborer avec des scientifiques issus de pays ennemis. Selon le professeur Ives Hubloue (VUB) "nos formations dans ce centre sont très recherchées et nous avons des docteurs d'un peu partout dans le monde qui les suivent. Donc, des docteurs qui viennent aussi des États-Unis, d'Arabie saoudite et d'Israël. Ces accusations sont un non-sens, on ne peut pas lui reprocher des collaborations au niveau international puisque c'est un des aspects cruciaux de ce genre de collaboration surtout lorsqu'on doit faire face à des drames de grosses ampleurs." Une intuition partagée par Gerlant van Berlaer "Ahmadreza a la double nationalité suédoise et iranienne. Nous travaillons régulièrement avec des collègues israéliens, nous menons des recherches sur les tremblements de terre et les catastrophes nucléaires qui entraînent l'utilisation de termes sensibles."Une pétition Les médecins du European Master in Disaster Medicine, une formation qui enseigne la médecine de catastrophe, ont lancé une pétition contre la peine de mort infligée à leur collègue iranien. La pétition sera remise au président iranien Hassan Rohani. Elle est disponible sur https://www.change.org/p/hassan-rouhani-urgent-justice-and-freedom-for-ahmadreza-djalali-md-emdm-phd. Mais le temps presse, car selon la famille, l'exécution pourrait prendre place d'ici deux semaines. Sa santé s'est aussi fort détériorée, car il s'est lancé dans une grève de la faim il y a deux mois. À cela s'ajoutent des conditions de détention très rudes. Il aurait perdu près de 20 kilos et ses reins seraient en piteux état. Caroline Pauwels, recteur de la VUB, appelle à l'action. "Un scientifique qui fait un travail humanitaire capital risque d'être exécuté sans autre forme de procès. C'est une grave violation des droits universels qui ne peut être ignorée." dit-elle dans De Morgen. Charles Michel et Didier Reynders (MR) sont au courant de l'affaire . "Monsieur Djalali n'est pas Belge, mais nous allons prendre contact avec les représentants diplomatiques de l'UE pour voir quelles démarches sont envisageables" précise encore le porte-parole de Reynders dans De Morgen. Le premier ministre suédois, pays où Ahmadreza Djalali a réussi son doctorat, a promis d'aborder le sujet lors de sa visite dans ce pays la semaine prochaine.