Un poste qui ne semble pas des plus faciles: ambassadeur de Pékin à Washington, à l'heure où les relations entre les deux plus grandes puissances mondiales sont particulièrement crispées. La personne que la Chine place dans cette ambassade donne une idée de comment elle compte, à l'avenir, gérer le conflit.

Qin Gang est âgé de 55 ans. Il est arrivé mercredi à Washington, pour remplacer Cui Tiankai. Son prédecesseur a 68 ans, un âge qui dépasse largement l'âge de départ à la retraite habituel des diplomates chinois. Il a représenté son pays pendant 8 ans à Washington, un temps également supérieur à la normale. Cui Tiankai est décrit comme un diplomate de la vieille école : gentleman, réservé, discret, ne perdant jamais sa contenance.

Qin Gang est plutôt d'une nouvelle école. Pas vraiment de celle des jeunes diplomates, appelés "wolf warriors" ("guerriers du loup"), en référence à une série de films chinois de type Rambo, ultra-patriote, pour leur communication agressive. Mais la langue du nouvel arrivant est tout de même réputée plus dure que celle de son prédecesseur.

Un proche de Xi Jinping

Qin Gang a étudié la politique internationale dans sa ville natale, Tianjin. Il a un temps travaillé pour l'agence de presse UPI comme "news assistant", avant de faire une carrière dans la diplomatie. Au sein du ministère des Affaires étrangères, il a d'abord travaillé comme secrétaire de l'ambassade à Londres, de 2002 à 2005, puis a pris la direction du service des informations du ministère. En 2018, il est devenu vice-ministre des Affaires étrangères.

Entre 2015 et 2018, il a été chef du protocole, et a accompagné le président Xi Jinping durant plusieurs voyages. Selon des observateurs cités pas le magazine allemand Spiegel, il serait ainsi devenu proche de Xi Jinping. Cette proximité lui aurait donné sa place à Washington, plutôt que quelqu'un avec une meilleure connaissance des Etats-Unis.

Des relations tendues

Dans les grandes lignes, la politique du président américain Joe Biden envers la Chine ne devrait pas changer de celle de son prédécesseur Donald Trump. Selon la Chine, les Etats-Unis la traiteraient comme un ennemi imaginaire. Les Etats-Unis disent ne pas chercher de confrontation, mais précisent qu'ils n'hésiteraient pas si leurs intérêts étaient en jeu. Biden a ensuite commenté les ambitions militaires de la Chine avec la petite phrase: "ce garçon a un plan".

Un poste qui ne semble pas des plus faciles: ambassadeur de Pékin à Washington, à l'heure où les relations entre les deux plus grandes puissances mondiales sont particulièrement crispées. La personne que la Chine place dans cette ambassade donne une idée de comment elle compte, à l'avenir, gérer le conflit.Qin Gang est âgé de 55 ans. Il est arrivé mercredi à Washington, pour remplacer Cui Tiankai. Son prédecesseur a 68 ans, un âge qui dépasse largement l'âge de départ à la retraite habituel des diplomates chinois. Il a représenté son pays pendant 8 ans à Washington, un temps également supérieur à la normale. Cui Tiankai est décrit comme un diplomate de la vieille école : gentleman, réservé, discret, ne perdant jamais sa contenance.Qin Gang est plutôt d'une nouvelle école. Pas vraiment de celle des jeunes diplomates, appelés "wolf warriors" ("guerriers du loup"), en référence à une série de films chinois de type Rambo, ultra-patriote, pour leur communication agressive. Mais la langue du nouvel arrivant est tout de même réputée plus dure que celle de son prédecesseur.Un proche de Xi JinpingQin Gang a étudié la politique internationale dans sa ville natale, Tianjin. Il a un temps travaillé pour l'agence de presse UPI comme "news assistant", avant de faire une carrière dans la diplomatie. Au sein du ministère des Affaires étrangères, il a d'abord travaillé comme secrétaire de l'ambassade à Londres, de 2002 à 2005, puis a pris la direction du service des informations du ministère. En 2018, il est devenu vice-ministre des Affaires étrangères.Entre 2015 et 2018, il a été chef du protocole, et a accompagné le président Xi Jinping durant plusieurs voyages. Selon des observateurs cités pas le magazine allemand Spiegel, il serait ainsi devenu proche de Xi Jinping. Cette proximité lui aurait donné sa place à Washington, plutôt que quelqu'un avec une meilleure connaissance des Etats-Unis.Des relations tenduesDans les grandes lignes, la politique du président américain Joe Biden envers la Chine ne devrait pas changer de celle de son prédécesseur Donald Trump. Selon la Chine, les Etats-Unis la traiteraient comme un ennemi imaginaire. Les Etats-Unis disent ne pas chercher de confrontation, mais précisent qu'ils n'hésiteraient pas si leurs intérêts étaient en jeu. Biden a ensuite commenté les ambitions militaires de la Chine avec la petite phrase: "ce garçon a un plan".