Les données consultées par le policier n'ont très probablement rien à faire avec ses activités normales, selon les résultats d'une analyse des 3.000 fichiers consultés par le fonctionnaire. Le Ministère public a donc été informé, a indiqué jeudi le Département de la justice et de la sécurité (JSD) de Bâle-Ville.

Le Basler Zeitung a révélé l'affaire. Selon le quotidien bâlois, le policier, qui travaille au service de la circulation et ne porte pas d'arme, aurait consulté des fichiers d'opposants présumés au président turc Erdogan et il aurait transmis ces informations à des milieux proches du pouvoir en Turquie.

La police cantonale a déposé plainte contre le policier, a indiqué le Ministère public de Bâle-Ville. Celui-ci a ouvert une procédure pénale pour soupçon de violation du secret de fonction et d'abus d'autorité. Si l'enquête révèle que le policier s'est livré à des activités d'espionnage, le Ministère public de la Confédération sera informé.

Interrogé sur les reproches formulés samedi par le Basler Zeitung, le policier a admis avoir utilisé en 2014 et 2016 des salles appartenant au département pour des réunions privées, ce qui était autorisé à l'époque, a précisé le JSD.

Les services de renseignements du canton de Bâle-Ville et de la Confédération avaient constaté à la fin de l'été de 2016 que le policier était actif sur Internet comme sympathisant d'Ergodan. Il n'existait alors aucun élément permettant d'affirmer que le fonctionnaire avait commis des actes délictueux.

Les services de renseignements ont tout de même informé la direction de la police bâloise, car les activités du policier étaient jugées critiques compte tenu de sa profession. La police a alors procédé à une analyse de la situation, mais a renoncé à d'autres enquêtes ou des mesures concrètes pour des raisons légales.

On ne sait pas encore combien de temps le policier restera en prison. Pour être détenu plus de 48 heures, des raisons concrètes d'une arrestation doivent être apportées par les enquêteurs. Selon un porte-parole du Ministère public bâlois, de nombreux points doivent encore être éclaircis.

La présomption d'innocence prévaut. C'est la raison pour laquelle le Département bâlois de la justice et de la sécurité ne veut pas dire si le policier arrêté possède la citoyenneté turque ou s'il s'agit d'un Turc naturalisé.

A Bâle-Ville, la police peut depuis 1997 engager des étrangers ne possédant pas le passeport suisse. Un étranger disposant d'un permis d'établissement peut travailler dans la police. Actuellement, ils sont 33 dans ce cas.

Le canton compte 36% d'étrangers. A fin 2016, il y avait 6.312 Turcs vivant à Bâle-Ville, soit 3,2% de la population totale.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan mène une lutte sans merci contre ses opposants depuis la tentative de putsch de juillet 2016. En Turquie, plus de 43.000 personnes ont été arrêtées et 120.000 employés de l'Etat ont été licenciés.

Les données consultées par le policier n'ont très probablement rien à faire avec ses activités normales, selon les résultats d'une analyse des 3.000 fichiers consultés par le fonctionnaire. Le Ministère public a donc été informé, a indiqué jeudi le Département de la justice et de la sécurité (JSD) de Bâle-Ville. Le Basler Zeitung a révélé l'affaire. Selon le quotidien bâlois, le policier, qui travaille au service de la circulation et ne porte pas d'arme, aurait consulté des fichiers d'opposants présumés au président turc Erdogan et il aurait transmis ces informations à des milieux proches du pouvoir en Turquie. La police cantonale a déposé plainte contre le policier, a indiqué le Ministère public de Bâle-Ville. Celui-ci a ouvert une procédure pénale pour soupçon de violation du secret de fonction et d'abus d'autorité. Si l'enquête révèle que le policier s'est livré à des activités d'espionnage, le Ministère public de la Confédération sera informé. Interrogé sur les reproches formulés samedi par le Basler Zeitung, le policier a admis avoir utilisé en 2014 et 2016 des salles appartenant au département pour des réunions privées, ce qui était autorisé à l'époque, a précisé le JSD. Les services de renseignements du canton de Bâle-Ville et de la Confédération avaient constaté à la fin de l'été de 2016 que le policier était actif sur Internet comme sympathisant d'Ergodan. Il n'existait alors aucun élément permettant d'affirmer que le fonctionnaire avait commis des actes délictueux. Les services de renseignements ont tout de même informé la direction de la police bâloise, car les activités du policier étaient jugées critiques compte tenu de sa profession. La police a alors procédé à une analyse de la situation, mais a renoncé à d'autres enquêtes ou des mesures concrètes pour des raisons légales. On ne sait pas encore combien de temps le policier restera en prison. Pour être détenu plus de 48 heures, des raisons concrètes d'une arrestation doivent être apportées par les enquêteurs. Selon un porte-parole du Ministère public bâlois, de nombreux points doivent encore être éclaircis. La présomption d'innocence prévaut. C'est la raison pour laquelle le Département bâlois de la justice et de la sécurité ne veut pas dire si le policier arrêté possède la citoyenneté turque ou s'il s'agit d'un Turc naturalisé. A Bâle-Ville, la police peut depuis 1997 engager des étrangers ne possédant pas le passeport suisse. Un étranger disposant d'un permis d'établissement peut travailler dans la police. Actuellement, ils sont 33 dans ce cas. Le canton compte 36% d'étrangers. A fin 2016, il y avait 6.312 Turcs vivant à Bâle-Ville, soit 3,2% de la population totale. Le président turc Recep Tayyip Erdogan mène une lutte sans merci contre ses opposants depuis la tentative de putsch de juillet 2016. En Turquie, plus de 43.000 personnes ont été arrêtées et 120.000 employés de l'Etat ont été licenciés.